Une 7e édition record

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La 7e édition de la Les Sables – Horta a tenu toutes ses promesses. En premier lieu parce qu’elle a réuni un joli plateau de 31 marins, parmi lesquels des gros-bras de la classe mais aussi de nouvelles têtes, ravies d’avoir pu se tester pour la première fois au large sur un parcours aussi riche. Ensuite, parce qu’elle a réservé des conditions pour le moins plaisantes, avec une majorité de portant, à la fois à l’aller et au retour, ce qui a, par ailleurs, permis d’améliorer l’ancien record de l’épreuve établi lors de l’édition 2017 de plus de 22 heures, et d’en établir un nouveau en 10 jours 11 heures et 58 minutes. Enfin, parce qu’elle a offert des belles bagarres à tous les étages et du suspense jusqu’au bout. Car si une première hiérarchie s’était établie après la première étape, elle a été grandement chamboulée à l’issue de la deuxième. Le tiercé dans l’ordre au final ? Aymeric Chappellier – Rodrigue Cabaz (AINA Enfance et Avenir), William Mathelin Moreaux – Amaury François / Marc Guillemot (Beijaflore) et Catherine Pourre – Pietro Luciani (Eärendil). S’il termine au pied du podium, le tandem Jonas Gerckens – Benoît Hantzperg / Sophie Faguet (Volvo) a néanmoins fait forte impression après avoir impeccablement tiré son épingle du jeu dans la molle Açorienne, remportant ainsi la première manche avec un écart de douze petites minutes sur son dauphin. Auteur d’une course remarquée lui aussi, le binôme Mathieu Claveau – Christophe Fialon / Rémi Fermin (Prendre la mer, agir pour la forêt) termine, pour sa part premier « Vintage » (8e au général). « Cette édition post Route du Rhum a été une vraie réussite. Les conditions ont été exceptionnelles et ont permis aux bateaux de bien glisser. Une fois encore, nous avons été reçus de merveilleuse façon par Armando Castro et son équipe à Horta, et nous donnons d’ores et déjà rendez-vous à tous en 2020, pour la 18e édition », a déclaré Marc Chopin, Président des Sables d’Olonne Vendée Course au Large, le club organisateur de l’évènement.

 

Déclaration d’arrivée de Up sailing-Unis pour la planète

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Morgane Ursault – Poupon, skipper de Up Sailing – Unis pour la planète : « Je suis contente d’arriver et aussi vraiment super contente d’avoir fait la course. C’était ma première participation à cette Les Sables – Horta et avec Rémi, on a continué à apprendre plein de choses. Surtout, on s’est qualifié pour la Transat Jacques Vabre. C’est vrai qu’on a accumulé les manques de chance mais finalement, il y a plein de positif. On s’est vraiment donné à fond pour essayer de grappiller le moindre mille et du coup, on s’est vraiment amélioré en termes de réglages fins. Ça, c’était intéressant parce que c’était aussi la première fois qu’on naviguait tous les deux en course. »

Rémi Lhotellier, co-skipper de Up Sailing – Unis pour la planète : « On a fait une belle course. On a pris un très bon départ et on était vraiment content sauf qu’on avait un gros handicap puisqu’on n’avait pas de grand spi. On n’a donc pas réussi à remonter mais dans l’ensemble, ça s’est bien passé. On a eu quelques problèmes de safran mais qui ne nous ont pas trop handicapés. La météo n’a pas été avec nous, mais on a appris plein de choses. On a affiné nos réglages et on sait qu’avec un spi neuf, ça ira mieux. Le parcours de cette Les Sables – Horta est vraiment chouette. On a vu beaucoup de baleines hier, beaucoup de dauphins aujourd’hui… C’était sympa. Une belle course. »

Flash arrivée : Up sailing-Unis pour la planète, 13e aux Sables

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Crédit photo : Belou Breschi

Up Sailing – Unis pour la planète a franchi la ligne d’arrivée de la deuxième étape de la 7e édition des Sables – Horta en treizième position, ce vendredi 19 juillet à 13h 33min 08s (heure de Paris). Morgane Ursault-Poupon et Rémi Lhotellier ont ainsi mis 6 jours 21 heures 25 minutes et 08 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre les Açores et la Vendée. Leur écart au premier, AINA Enfance et Avenir, est de 2 jours 00 heure et 18 minutes.

Déclaration d’arrivée de SoS Méditerranée

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Pascal Fravalo, skipper de SOS Méditerranée : « A part la fait que l’on se soit fait doubler quasiment sur la ligne d’arrivée, c’était super. C’était vraiment notre première expérience du large et on a appris pas mal de choses. Sur cette deuxième étape, je pense néanmoins qu’on a fait tout ce qu’il ne fallait pas faire mais c’est l’expérience qui rentre. Guillaume était plutôt dans le coup. Il n’y a pas eu de difficulté de vie à bord. Je trouve que cette Les Sables – Horta est une super épreuve pour préparer une transat comme la Jacques Vabre. Après, je suis un peu déçu et un peu fatigué, alors c’est difficile de faire un bilan à chaud. »

Guillaume Goumy, co-skipper de SOS Méditerranée : « Il n’y a pas de frustration sur la place. Je suis très content pour François et Thomas (Lassort) qui terminent devant nous, même si ce n’est jamais très plaisant de se faire doubler juste sur le fil. A un moment, on s’est aussi bien battu avec Cédric (de Kervenoael) et Nicolas (Boidevezi). Ça a été une étape assez difficile. On n’a pas tout suivi concernant les choix stratégiques. Les nôtres n’ont pas été les meilleurs. On a vu que les autres partaient plus au sud… enfin bon… C’était chouette malgré tout. Ça a quand même été 48 heures plus long que ce qu’on avait calculé au départ. Parfois on a trouvé le temps long, surtout quand on tombait dans des dévents. On tournait à droite, le vent changeait. On tournait à gauche, pareil… Quand on vit tout ça, on engrange de l’expérience. En tous les cas, l’épreuve, je l’ai trouvée super. L’escale à Horta, c’était génial. Moi, c’était ma première expérience au large et j’ai trouvé ça top. Je suis super content d’autant qu’on a eu beaucoup du portant à l’aller comme au retour. On a eu quelques galères techniques mais comme tout le monde. Le bilan est positif. »

Déclaration d’arrivée de Bijouterie Lassort – Restaurant Tonton Louis

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François Lassort, skipper de Bijouteries Lassort – Restaurant Tonton Louis : « Ça fait plaisir de grappiller une place sur la fin surtout qu’on s’est super battu toute la journée. On a vraiment été au taquet alors qu’il faisait gris et qu’il y avait du vent. Au départ, ils (Pascal Fravalo et Guillaume Goumy) avaient un peu d’avance, puis on s’est dit que si on faisait le même cap qu’eux, jamais on n’y arriverait donc on a misé sur la vitesse. On a fait un peu plus de chemin et ça payé car eux ont continué de glisser sans être très rapides. On termine onze minutes devant eux et on est vraiment très content. Ça a été une belle étape, avec des conditions assez tranquilles quand même, au reaching et sans trop de manœuvres. C’était la quatrième fois que le bateau participait à la course et c’est la première fois qu’il a été aussi vite pour faire l’aller et le retour. C’est son record en temps et c’est top. Il y a deux ans, on avait mis deux jours de plus. On est vraiment super content. »

Thomas Lassort, skipper de Bijouteries Lassort – Restaurant Tonton Louis : « On est content d’avoir finalement doublé SOS Méditerranée. Depuis deux jours, on lui grappillait du terrain. Finir comme ça, en gagnant une place à un quart d’heure de l’arrivée, c’est génial. On a eu vraiment eu des conditions assez tranquilles sur cette étape, avec quand même jusqu’à 15-20 nœuds le dernier jour. Globalement, ç’a été un retour peinard, pas trop fatigant. Je suis super content de la course. C’est ma première aux Sables et je suis ravi de l’expérience. »

Flash arrivée : SOS Méditerranée, 12e aux Sables

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SOS Méditerranée a franchi la ligne d’arrivée de la deuxième étape de la 7e édition des Sables – Horta en douzième position, ce jeudi 18 juillet à 23h 27min 27s (heure de Paris). Pascal Fravalo et Guillaume Goumy ont ainsi mis 6 jours 7 heures 19 minutes et 27 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre les Açores et la Vendée. Leur écart au premier, AINA Enfance et Avenir, est de 1 jour, 10 heures et 12 minutes.

Flash arrivée : Bijouteries Lassort – Restaurant Tonton Louis, 11e aux Sables

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Bijouteries Lassort – Restaurant Tonton Louis a franchi la ligne d’arrivée de la deuxième étape de la 7e édition des Sables – Horta en onzième position, ce jeudi 18 juillet à 23h 16min 49s (heure de Paris). François et Thomas Lassort ont ainsi mis 6 jours 7 heures 8 minutes et 49 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre les Açores et la Vendée. Leur écart au premier, AINA Enfance et Avenir, est de 1 jour, 10 heures et 1 minute.

 

Déclaration d’arrivée de Grizzly Barber Shop – Cabinet Z

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061 Grizzly barber shop – Cabinet Z / DE KERVENOAEL Cédric – BOIDEVEZI Nicolas

Cédric de Kervenoael, skipper de Grizzly barber shop – Cabinet Z : « La course est vraiment géniale, ça c’est sûr. On avait fait une belle première étape donc on était assez content de nous, même si c’était un peu du poker menteur à la fin. Ça a payé pour nous et pas forcément pour tout le monde. La deuxième étape, ça a été assez simple : on a vu les premiers partir. Sur les fichiers, pour nous, au départ, ça ne passait pas en allant en ligne directe. Il y avait une grosse dorsale et on avait en ligne de mire Mathieu (Claveau) et Rémi (Fermin) qui allaient un peu plus vite. A un moment-donné, on a donc pris la décision d’aller un peu plus nord parce que les routages nous faisaient espérer un bon flux de sud-ouest qui permettait de faire le tour de la paroisse. On a grimpé, grimpé, grimpé et on s’est dit que quand on serait au sommet, on allait redescendre sauf qu’on a passé un jour et demi horrible avec pas beaucoup de vent. On n’avançait pas et on voyait les autres, en bas, qui faisaient le tour de la montagne. On se disait aie, aie, aie, on va faire Fanny avec cette histoire et on va terminer dernier. On a empanné une première fois. On trouvait que ça ne le faisait pas. On est reparti dans le nord et là, quand on a réempanné, on a chopé le flux de sud-ouest et on a déboulé. On a fait une nuit, la nuit dernière, vraiment géniale. On était à 14-15 nœuds tout le temps. On a rattrapé les autres. On avait très peur de SOS Méditerranée mais on a fait notre route et ça a payé. Ce n’était pas fatigant physiquement mais moralement. On s’est retrouvé à parler de ski avec Nicolas. Je n’étais pas venu pour ça mais j’ai compris quelques trucs que je n’avais pas forcément pigé avant. En tous les cas, on n’a pas lâché le truc. On est super content d’être là. L’organisation est bienveillante, sympa… tout est au top et je pense qu’on a eu raison de faire ce qu’on a fait au final. »

Nicolas Boidevezi, co-skipper de Grizzly barber shop – Cabinet Z : « C’est toujours dur de partir des Açores. On n’a pas fait un départ de dingue mais après c’était très incertain et ce n’était pas évident de se positionner. Faire le choix entre faire le moins de milles possible et trouver de la vitesse quelque-part sur le plan d’eau : tel était le dilemme, et ça ne s’est pas éclairci pendant presque quatre jours. La décision a été compliquée mais ça a été une belle étape quand même. On a eu des belles conditions. Pas une goutte sur le bateau ou presque. On a trouvé notre rythme tranquille. On savait en partant qu’on avait un déficit de vitesse et on a fait au mieux avec, mais on a pris du plaisir en mer. Avec Cédric, on forme un super binôme mais il n’empêche que c’était dur mentalement. Quand tu donnes tout et que ça ne fait rien, ce n’est pas facile à gérer. Il faut essayer d’être neutre dans les bons comme dans les mauvais coups, et mettre ses émotions un peu de côté. Je suis content en tous les cas d’avoir retrouvé le large, la navigation en équipage réduit. »

Flash arrivée : Grizzly Barber Shop – Cabinet Z, 10e aux Sables

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061 Grizzly barber shop – Cabinet Z / DE KERVENOAEL Cédric – BOIDEVEZI Nicolas

Grizzly Barber Shop – Cabinet Z a franchi la ligne d’arrivée de la deuxième étape de la 7e édition des Sables – Horta en 10e position, ce jeudi 18 juillet à 18h 52min 04s (heure de Paris). Cédric de Kervenoael et Nicolas Boidevezi ont ainsi mis 6 jours 02 heures 44 minutes et 04 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre les Açores et la Vendée. Leur écart au premier, AINA Enfance et Avenir, est de 1 jour, 05 heures et 36 minutes.

Déclaration d’arrivée de Des voiles et Martin

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Martin Louchart, skipper de Des Voiles et Martin : « On ne savait pas trop si ça allait passer par le nord ou pas le sud. Nous, on a choisi le milieu. On est content, même si on a encore eu des soucis car on a éclaté le gennak dès la première nuit. Malgré ça, globalement, on s’est plutôt bien débrouillé. On a fait mieux qu’à l’aller et ça c’est bien. Il y a eu pas mal de choses à faire sur cette deuxième étape et on a testé différents réglages. On a appris plein de trucs. Ça a été très instructif et le bilan est positif. »

Frédéric Duchemin, co-skipper de Des Voiles et Martin : « On a performé sur les réglages du bateau. On est plus à l’aise et on s’entend mieux sur les manœuvres, entre autres sur les empannages. C’est d’ailleurs pour ça qu’en arrivant, on en a fait quatre ! (Rires) La gestion s’est mieux faite, car on avait fait le stock de chocolat et de gâteaux avant de quitter Horta et ça a quand même été mieux pour tenir la nuit ! (Rires) Il n’y a que du positif à tirer de cette expérience, notamment en vue de la Transat Jacques Vabre. On a déjà hâte d’en découdre ! »

Déclaration d’arrivée de Prendre la mer, agir pour la forêt

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Mathieu Claveau, skipper de Prendre la mer, agir pour la forêt : « Finalement, on n’avait juste navigué un jour ensemble avec Rémi avant de partir, et ça s’est super bien passé. Les manœuvres, au début, ont été un peu difficiles mais après, ça a bien déroulé et je suis super content du bateau. Assez vite, à la sortie des îles, on s’est retrouvé bien placé et on a creusé l’écart dans la nuit. On a navigué « safe », mais on a quand même barré pas mal, ce qui n’a peut-être pas été le cas de tout le monde. On s’est rapidement retrouvé devant le front en bonne position vis-à-vis des « Vintage », et après, même si ce n’était pas trop l’allure du bateau parce que ça a été beaucoup de reaching, on a su affiner notre stratégie météo. Finalement, face à d’autres bateaux comme Grizzly barber shop – Cabinet Z ou Des Voiles et Martin, on a récupéré pas mal de milles. On est super content de ça, et aussi d’avoir trouvé encore pas mal de réglages sur le bateau. On a également optimisé notre manœuvre d’affalage de spi. Le bilan est vraiment top et en plus, avec Christophe, on a décroché notre qualif’ pour la Transat Jacques Vabre lors de la première étape. »

Rémi Fermin, co-skipper de Prendre la mer, agir pour la forêt : « Pour moi, ça n’a été que du bonheur ! Partir d’Horta a eu un petit air de vacances et le retour s’est très bien passé. Mettre six jours pour faire plus de 1 200 milles, pour moi, c’est exceptionnel. Pourtant, on n’a pas eu beaucoup de vent. On a eu des conditions plutôt faciles, mais pas forcément adaptées au bateau, car il y a eu beaucoup de reaching. Je pense qu’on s’est bien défendu. On a un peu attaqué et on a mis tout ce qu’on avait. Le bilan est chouette. Je suis vraiment content. »

Flash arrivée : Des voiles et Martin, 9e aux Sables

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Flash arrivée : Des voiles et Martin, 9e aux Sables

Des Voiles et Martin a franchi la ligne d’arrivée de la deuxième étape de la 7e édition des Sables – Horta en neuvième position, ce jeudi 18 juillet à 14h 26min 07s (heure de Paris). Martin Louchart et Frédéric Duchemin ont ainsi mis 5 jours 22 heures 18 minutes et 07 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre les Açores et la Vendée. Leur écart au premier, AINA Enfance et Avenir, est de 1 jour 1 heure et 11 minutes.

Flash arrivée : Prendre la mer, agir pour la forêt, 8e aux Sables

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Crédit photo : Belou Breschi

Prendre la mer, agir pour la forêt a franchi la ligne d’arrivée de la deuxième étape de la 7e édition des Sables – Horta en 8e position, ce jeudi 18 juillet à 13h 11min 42s (heure de Paris). Mathieu Claveau et Rémi Fermin ont ainsi mis 5 jours 21 heures 03 minutes et 42 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre les Açores et la Vendée et. Leur écart au premier, AINA Enfance et Avenir, est de 23 heures et 56 minutes.

Déclaration d’arrivée de Chocolats Paries-Coriolis composites

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Jean-Baptiste Daramy, skipper de Chocolats Paries – Coriolis Composites : « On a mis un peu de temps à se mettre en route parce qu’on n’avait jamais navigué ensemble avec Ludo auparavant. Il a donc fallu que l’on trouve un mode de fonctionnement mais ça s’est bien passé. La première nuit, on s’est fait un peu distancer parce qu’on n’arrivait pas à tenir le grand spi comme les copains et à attaquer. Après, vu qu’on était décalé, on a fait notre propre route, un peu plus sud que les autres et ça a plutôt bien fonctionné. On est plutôt content. Le bateau a bien marché. On a encore appris plein de trucs et dans le cadre de la préparation pour la Transat Jacques Vabre, c’est chouette. Après la première étape, j’étais bien déçu. Là, quand je vois les générations de bateaux qui terminent devant, je me dis qu’on est à notre place. On a fait le boulot ! »

Ludovic Daudois, co-skipper de Chocolats Paries – Coriolis Composites : « Je suis content. Je termine la plus longue course de ma vie. On a vraiment eu des conditions très sympas. Comme disait JB, la mise en route a été un peu difficile. On aurait peut-être pu mettre le spi lourd d’entrée de jeu mais sur le moment, on a pris l’options de la sécurité. Après, on s’est refait et on est revenu dans le match, notamment sur la trajectoire qui a été, à mon avis, bonne, avec moins de distance parcourue. Moi, je suis complètement content. Je suis très satisfait d’avoir navigué avec JB. Ça a été un très grand plaisir même si j’ai été stressé pendant toute la route, avec toujours le souci de bien faire. En tous les cas, j’ai trouvé l’exercice du large génial. Topissime ! »

Flash arrivée : Chocolats Paries – Coriolis Composites, 7e aux Sables

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Chocolats Paries – Coriolis Composites a franchi la ligne d’arrivée de la deuxième étape de la 7e édition des Sables – Horta en septième position, ce jeudi 18 juillet à 4h 21min 12s (heure de Paris). Jean-Baptiste Daramy et Ludovic Daudois ont ainsi mis 5 jours 12 heures 13 minutes et 12 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre les Açores et la Vendée. Leur écart au premier, AINA Enfance et Avenir, est de 15 heures et 06 minutes.

Déclaration d’arrivée de Cré’actuel

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Vincent Leblay, skipper de Cré’actuel : « On prend un bon départ. Après on a du mal à mettre le spi en route mais on affale correctement au bon moment et on prend la bonne échappée avec Eärendil devant nous. On voit Beijaflore prendre une autre route et on essaie de prendre la même. Lui réempanne mais nous, on décide de garder la route et du coup, on prend la route la plus droite quand d’autres partent plus au nord. Le soir on se retrouve en tête mais on rencontre quelques soucis, avec le spi notamment, qui tombe à l’eau. Au final, on fait 6e de l’étape et 5e au général. C’est parfait. Ceux qui sont devant nous aujourd’hui sont meilleurs. On a un très bon bateau qui a encore besoin de réglages. Personnellement, je suis super content. Une belle étape aller et une belle étape retour. Une bonne préparation pour la Transat Jacques Vabre et des bons moments avec un temps quand même assez sympa. »

Brieuc Maisonneuve, co-skipper de Cré’actuel : « Au niveau des conditions météo, c’est quand même un peu dingue ce qu’on a eu. Je n’avais encore jamais fait une course comme ça, sans jamais mettre le ciré ou avoir froid. Il a fait tout le temps beau, on n’a jamais pris une goutte de flotte sur le coin du nez, c’est allé tout le temps vite. La seule fois où on a eu un peu moins de vent, on a dû avoir entre 8 et 9 nœuds, donc pas vraiment de pétole. Vraiment des conditions extraordinaires. Une cinquième place au général, c’est vachement bien. C’était quand même la première course au large de Vincent. Il se débrouille bien, il apprend vite donc c’est cool. J’avais quand même un peu la pression au départ parce que je remplaçais Bertrand de Broc, quelqu’un de bien plus talentueux que moi. Il ne fallait pas que je perdre sa cinquième place. Tout va bien, j’ai réussi à la garder ! »

Déclaration d’arrivée de Colombre XL

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Charles-Louis Mourruau, skipper de Colombre XL : « Ça nous a permis de confirmer qu’on pouvait être dans le match et qu’on arrive à faire avancer le bateau. On a trouvé qu’on arrivait à prendre d’assez bonnes décisions par rapport au reste de la flotte et c’est d’ailleurs ce qui nous a permis de rester dedans. Ce n’est facile avec un vieux bateau parce que le droit à l’erreur n’existe pas. Pour nous, la moindre petite faute se paie au centuple et du coup, on doit vraiment être dessus. On a vraiment beaucoup travaillé. On a passé beaucoup de temps à discuter chaque décision. Celles qu’il fallait prendre vite, on l’a bien fait et celles qui laissaient plus de temps ont été bien réfléchies en amont. On a vraiment eu un très bon processus de décision. Ensuite, on a été assez bon sur les manœuvres. Elles se sont toutes bien passées et vite. C’est pas mal mais c’est sûr que sur trois jours de reaching, les nouveaux bateaux ont un sacré avantage. Au final, on est content. On forme une belle équipe et ça donne envie pour la Transat Jacques Vabre. »

Estelle Greck, co-skipper de Colombre XL : « On est content parce qu’on vient de passer trois jours au reaching et notre bateau n’est pas du tout fait pour ça. On est satisfait aussi d’avoir laissé Cré’actuel car c’était aussi un objectif de le laisser derrière. Je pense qu’on a fait des bons choix météo et notre binôme fonctionne bien. Du coup, on arrive à trouver les bons réglages du bateau et à faire les bons choix tactiques. On est content de notre course. On a fait l’aller et le retour au portant et au reaching. Pas de près. C’était assez improbable mais on a eu des belles conditions et ça a été très rapide. »

Déclaration d’arrivée de Volvo

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Jonas Gerckens, skipper de Volvo : « C’était notre première expérience en double mixte. Ça s’est bien passé même si, dés le départ de Horta, on savait que le reaching n’allait pas être favorable pour notre bateau. Ça s’est confirmé. Il y a eu une zone de transition qui nous a permis de revenir à un moment mais c’était un coup d’accordéon car c’est reparti par devant ensuite. Au général, c’est une médaille en chocolat : pour un Belge, c’est normal ! (Rires) On est satisfait quand même. Le but, au départ, c’était de finir dans le Top 5 sur cette Les Sables – Horta. Là, la cerise sur le gâteau, c’est d’avoir gagné une étape. Finalement, on est à notre place. On espère revenir avec, peut-être d’autres armes et plus d’expérience. A suivre ! »

Sophie Faguet, co-skipper de Volvo : « On est plutôt content de ce qu’on a fait sur le début de course. On savait que les bateaux de devant allaient un peu allonger sur le reaching, mais on a essayé de garder un peu la tête dedans et, même si c’est devenu un bord de tout droit, de trouver la bonne trajectoire en faisant au plus court. C’était la première fois qu’avec Jonas on naviguait ensemble. On est content. Il y a des choses à bosser mais on est toujours partant pour repartir ensemble derrière (rires) ! Le premier objectif c’était la qualif’ pour la Transat Jacques Vabre et ça, c’est coché. Au final, ce n’est que du positif. »

Flash arrivée : Cré’actuel, 6e aux Sables

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Cré’actuel a franchi la ligne d’arrivée de la deuxième étape de la 7e édition des Sables – Horta en sixième position, ce mercredi 17 juillet à 20h 35min 43s (heure de Paris). Vincent Leblay et Brieuc Maisonneuve ont ainsi mis 5 jours 4 heures 27 minutes et 43 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre les Açores et la Vendée. Leur écart au premier, AINA Enfance et Avenir, est de 7 heures et 20 minutes. Leur écart au précédent est de 47 minutes et 59 secondes.

Flash arrivée : Colombre XL, 5e aux Sables

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Colombre XL a franchi la ligne d’arrivée de la deuxième étape de la 7e édition des Sables – Horta en cinquième position, ce mercredi 17 juillet à 19h 47min 44s (heure de Paris). Charles-Louis Mourruau et Estelle Greck ont ainsi mis 5 jours 03 heures 39 minutes et 06 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre les Açores et la Vendée. Leur écart au premier, AINA Enfance et Avenir, est de 6 heures et 32 minutes. Leur écart au précédent est de 21 minutes et 37 secondes.

Flash arrivée : Volvo, 4e aux Sables

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Le Class40 Volvo a franchi la ligne d’arrivée de la deuxième étape de la 7e édition des Sables – Horta en quatrième position, ce mercredi juillet à 19h 26min 07s (heure de Paris). Jonas Gerkens et Sophie Faguet ont ainsi mis 5 jours 03 heures 18 minutes et 07 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre et les Açores et la Vendée. Leur écart au premier, AINA Enfance et Avenir, est de 6 heures et 11 minutes. Leur écart au précédent est de 3h23.

Le duo Chappellier – Cabaz fait coup double

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Cette deuxième étape de la Les Sables – Horta s’annonçait décisive et elle a, de fait, largement rebattu les cartes en créant d’importants écarts malgré un schéma stratégique plutôt simple. En tous les cas, simple sur le papier car en réalité, en plus d’un passage de front, il y fallu négocier des zones de vent plus faibles, affiner au mieux ses trajectoires et réussir à imprimer une cadence élevée jusqu’à la fin. A ce petit jeu, le duo Aymeric Chappellier – Rodrigue Cabaz a parfaitement tiré son épingle du jeu car s’il a, dans la première moitié du parcours, souvent vu ses adversaires recoller au score, il a fait le break dans la seconde partie pour finalement s’imposer avec 1h08 d’avance sur Catherine Pourre et Pietro Luciani, puis 2h47 sur William Mathelin – Moreaux et Marc Guillemot. Au général, la donne est donc bien chamboulée. AINA Enfance et Avenir remporte ainsi la mise, et devance finalement Beijaflore et Eärendil, tandis que Volvo, qui s’était imposé à l’issue du match aller rétrograde au pied du podium.

Si les 1 270 milles de la première étape n’avaient pas créé d’importants écarts, les sept premiers étant arrivés dans un mouchoir de 5 heures et le dernier à seulement 16 heures et des poussières du vainqueur, ceux de la deuxième manche ont, à l’inverse, largement éparpillés les concurrents. En faute notamment, un passage de front qu’il a fallu négocier dans les 48 heures premières heures de course. « A ce moment-là, il y a eu un gros avantage à prendre », a expliqué Pietro Luciani qui fait partie de ceux qui ont fait le pari de contourner le fameux front par le nord et qui ont nettement pris l’avantage par rapport à ceux restés plus au sud. « La situation n’a pas été très claire à l’arrière du front. Il y a eu des zones de molle, des phases un peu aléatoires impossibles à anticiper », a commenté, pour sa part, Aymeric Chappellier qui a rapidement pris le commandement des opérations lors de ce match retour, mais qui a vu à plusieurs reprises l’élastique entre lui et ses concurrents, se tendre et se détendre, en particulier avec le binôme d’Eärendil. « Sur la première moitié du parcours, à chaque fois que l’on avait un peu fait le trou, les autres recollaient au score. Ca nous a bien agacé mais on ne s’est jamais démobilisé, même si on a eu parfois le sentiment de revivre la première étape », a indiqué le skipper d’AINA Enfance et Avenir qui, pour mémoire, avait laissé filer la victoire pour douze petites minutes alors qu’il avait mené les trois quarts du parcours, lors du premier round, après s’être retrouvé piégé par la molle Açorienne.

Une troisième victoire cette saison pour AINA Enfance et Avenir 

« Le fait que ça revienne constamment par l’arrière, ça a bien fait les affaires d’Eärendil notamment. A certains moments, il était plus rapide que nous et à d’autres, c’était l’inverse. Lors des dernières 24-36 heures, il a finalement choisi de faire la route directe et il s’est retrouvé plein cul alors que nous, on s’est positionné un peu plus sud, ce qui nous a permis de finir avec un meilleur compromis cap-vitesse », a détaillé le Rochelais qui a non seulement fait une belle trajectoire, mais aussi fait parler toute la puissance de son Mach 40.3. « On savait que ça se terminerait au reaching alors avec Rodrigue, on était assez serein d’autant qu’on a profité d’un bon thermique pour terminer et qu’on a bien accéléré sur les derniers milles », a souligné Aymeric à qui les Sables d’Olonne réussissent manifestement plutôt bien puisqu’il y a déjà remporté la Les Sables – Les Açores – Les Sables en Mini 6.50 en 2012, puis la 1000 Milles Les Sables en Class40 en 2018. « C’est une victoire qui fait naturellement plaisir même si on était venu pour ça et pas autre chose », s’est satisfait le navigateur déjà vainqueur, cette saison, du Défi Atlantique et de la Normandy Channel Race. « AINA Enfance et Avenir ne fait aucune erreur et il faut réussir à suivre. Ce n’est pas évident tout le temps, et il faut vraiment ne rien lâcher pour tenir la cadence qu’il imprime », a déclaré de son côté William Mathelin – Moreaux qui réalise, lui aussi, une très belle course. Troisième à l’aller accompagné par Amaury François, le jeune marin a de nouveau signé une belle troisième place au retour, épaulé cette fois par Marc Guillemot.

Dur pour le duo de Volvo qui perd le podium

 « Avant de partir, j’avais dit que si on faisait troisième comme sur la première étape, ce serait top donc tout est bien, qui finit bien », a-t-il ajouté presque surpris de se hisser, du même coup, sur la deuxième marche du podium au classement général avec une avance de 29 minutes et 11 secondes sur le duo Catherine Pourre – Pietro Luciani qui l’a, certes, devancé de 1h38 ce mercredi après-midi, mais pas suffisamment pour combler totalement son retard cumulé lors de la première manche. « C’est une bonne surprise et c’est de bon augure pour la Transat Jacques Vabre qui aura lieu cet automne », a déclaré son co-équipier. Le grand perdant de l’histoire est, sans conteste, le tandem de Volvo. Jonas Gerckens qui avait remporté le premier acte au côté de Benoît Hantzperg, n’était, il est vrai, pas très optimiste pour garder son rang en sachant que cette deuxième étape allait essentiellement se jouer au reaching et serait, de se fait, plus favorable aux bateaux plus récents et donc plus puissants, mais il espérait évidemment conserver une place dans le trio de tête. Lui et Sophie Faguet qui l’accompagnait sur ce match retour, toujours en mer à l’heure où nous bouclons ces lignes, devront malheureusement se contenter de la médaille en chocolat.

Déclaration d’arrivée de Beijaflore

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William Mathelin – Moreaux, skipper de Beijaflore : « Avant de partir, j’avais dit que si on faisait troisième comme sur la première étape, ce serait top donc tout est bien, qui finit bien. Ça a été une super course encore, avec encore un gros rythme imprimé par des gros adversaires. Un duo comme celui d’AINA Enfance et Avenir ne fait aucune erreur et il faut réussir à suivre. Ce n’est pas évident tout le temps, et il ne faut vraiment rien lâcher pour tenir. Le parcours est super. On a eu un peu de réussite car à un moment, on avait tous un peu de retard et des zones sans vent nous ont permis de revenir. Ça a été super intéressant pour la Transat Jacques Vabre parce qu’on sait ce qui va ou non, et donc ce que l’on va pouvoir améliorer. Le fait d’avoir Marc à mes côtés m’a permis d’avoir un regard différent. J’ai encore plein de choses à apprendre et ça a été très intéressant. Le bateau est hyper sympa dans la brise. On en a bien profité et une deuxième place pour finir, c’est parfait. »

Marc Guillemot, co-skipper de Beijaflore : « C’était une belle étape. On n’a pas toujours été adroit dans les combinaisons de voilures, surtout la première nuit. On a mis un petit spi et on n’aurait pas dû mais comme on était tout seul, on avait l’impression que c’était bien. Autrement, je pense qu’on a navigué avec les atouts qu’on avait. Avec Will, on a plutôt bien fonctionné et c’est tant mieux parce qu’on se connait encore peu au final. C’était mon apprentissage du bateau pour la Transat Jacques Vabre. J’ai vu les choses qu’il fallait corriger au niveau des voiles et ça va être fait, en principe. La deuxième place au final, c’est très bien. Je ne m’attendais pas à ça, et c’est super pour une première. Je ne m’imaginais pas qu’il y avait suffisamment d’avance pour rester devant Eärendil mais c’est top. Les premiers ont superbement navigué. Bravo à eux. »

Flash arrivée : Beijaflore 3e aux Sables

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Beijaflore a franchi la ligne d’arrivée de la deuxième étape de la 7e édition des Sables – Horta en troisième position, ce mercredi 17 juillet à 16h 02min 23s (heure de Paris). William Mathelin – Moreaux et Marc Guillemot ont ainsi mis 4 jours 23 heures 54 minutes et  secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre les Açores et la Vendée, à la vitesse moyenne de 10,61 nœuds. Leur écart au premier, AINA Enfance et Avenir, est de 2 heures et 47 minutes. Leur écart au précédent est de 1 heure et 38 minutes.

Déclaration d’arrivée Eärendil

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Catherine Pourre, skipper d’Eärendil : « Sur la première partie de cette deuxième étape, c’est bien revenu par l’arrière et j’avoue que j’étais un peu amère. Après, les fichiers n’étaient pas très nets et je redoutais qu’à l’inverse, ça parte par devant. Cela s’est finalement vérifié car même si on était un peu nord et que l’angle, pour nous, était un peu moins sympa que celui d’AINA, ce dernier a fait le trou. Le plus dur pour nous reste cependant de ne pas avoir su et de ne toujours pas savoir où est Beijaflore car c’est une course au temps et dans ce contexte, on a envie de pouvoir contrôler ses adversaires. Au classement, on ne devrait pas lui passer devant, en revanche, ça a l’air plus faisable pour Volvo. Monter sur la troisième marche du podium au général, ce serait bien. »
 
Pietro Luciani, co-skipper d’Eärendil : « Cette deuxième étape s’est jouée en deux morceaux différents. Sur le premier, c’est revenu par l’arrière, ce qui nous a permis de revenir sur AINA qui avait fait un premier petit trou. Après, tous les deux, on est parti devant le front. Là, il y avait un gros avantage à prendre et on a fait le break. AINA a globalement mieux navigué que nous car même si on est souvent revenu à son contact, c’était souvent à cause d’un nuage ou de quelque-chose de particulier. Sur la deuxième partie, c’est clairement parti par l’avant. Les écarts se sont bien creusés et Aymeric et Rodrigue ont bénéficié d’un meilleur angle pour finir en étant plus sud. Ils ont très bien joué. En tous les cas, pour notre part, on est bien content de notre 2e place et on espère bien monter sur le podium au final. On va voir. »

Flash arrivée : Eärendil, 2e aux Sables d’Olonne

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Eärendil a franchi la ligne d’arrivée de la deuxième étape de la 7e édition des Sables – Horta en deuxième position, ce mercredi 16 juillet à 14h 23min 42s (heure de Paris). Catherine Pourre et Pietro Luciani ont ainsi mis 4 jours 22 heures 15 minutes et 42 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre les Açores et la Vendée. Leur écart au premier, AINA Enfance et Avenir, est de 1  heure et 08 minutes.

Déclaration d’arrivée Aïna – Enfance et avenir

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Aymeric Chappellier, skipper d’AINA Enfance et Avenir : « On a bien cravaché. Lors des premiers jours de course, Eärendil ne nous a pas lâchés. A certains moments, il était plus rapide que nous et à d’autres, c’était l’inverse. Il a finalement choisi de faire la route directe et il s’est retrouvé plein cul alors que nous, on s’est positionné plus sud, ce qui nous a permis de finir avec un meilleur compromis cap-vitesse. En plus, on a profité d’un bon thermique pour terminer et on a bien accéléré sur les derniers milles. On arrive aux Sables avec un peu d’avance et on est content parce c’est souvent revenu par derrière lors de cette deuxième étape. Après, on savait que ça se terminerait au reaching et on était assez serein, mais c’est sûr que quand les autres recollaient, ça nous agaçait bien. Ça fait plaisir de gagner une nouvelle fois aux Sables, après avoir déjà gagné en Mini6.50. C’est un sans-faute pour nous cette saison ».

Rodrigue Cabaz, co-skipper d’AINA Enfance et Avenir : « On a construit notre victoire d’étape progressivement après s’être bien bagarré avec Eärendil. Après être resté ensemble un bon moment, on a finalement décidé que c’était fini entre nous, un peu comme dans un épisode des Feux de l’Amour (rires). C’est top de gagner. On a bien savouré mais on s’est aussi bien donné parce que ça revenait souvent par derrière. On a cramé quelques cartouches en termes de fatigue, mais ça a payé et c’est tant mieux. »

Flash arrivée : AINA Enfance et Avenir (Aymeric Chappellier – Rodrigue Cabaz), premier aux Sables

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Crédit phot : Christophe Breschi

AINA Enfance et Avenir a franchi la ligne d’arrivée de la deuxième étape de la 7e édition des Sables – Horta en première position, ce mercredi 17 juillet à 13h 15min 06s (heure de Paris). Aymeric Chappellier et Rodrigue Cabaz ont ainsi mis 4 jours 21 heures 07 minutes et 06 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre les Açores et la Vendée, à la vitesse moyenne de 10,86 nœuds.

Les premiers bateaux attendus demain en fin d’après-midi aux Sables

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« On commence à croiser quelques cargos, ça sent la terre ! », a commenté Guillaume Goumy, ce mardi matin. Et pour cause, il ne reste désormais plus que 300 milles à parcourir aux duos de la Les Sables – Horta pour rallier Port-Olona, terme de la deuxième étape. Les premiers d’entre eux font actuellement leur entrée dans le fameux golfe de Gascogne. Pas de grandes stratégies cependant, puisque comme l’a rappelé le co-skipper SOS Méditerranée : « Le programme est assez simple : c’est du tout droit jusqu’à l’arrivée ». Chose confirmée par Aymeric Chappellier, toujours installé aux commandes de la flotte. « C’est parti pour un bon bord de bâbord jusqu’au Sables que nous devrions aborder en milieu ou en fin d’après-midi ce mercredi, sauf si de nouveaux trous d’air ou d’autres perturbations venaient à nous barrer la route », a relaté le skipper d’AINA Enfance et Avenir qui a légèrement redistancé Eärendil ces dernières 24 heures, mais qui sait que les 2,8 milles d’avance qu’il compte aujourd’hui n’ont rien d’une marge confortable. Pour la victoire d’étape tout du moins, car le Rochelais et son acolyte, Rodrigue Cabaz, possèdent plus de 2h40 d’avance sur le duo Catherine Pourre – Pietro Luciani au classement après la première manche. Pour la victoire au général, tout dépendra surtout de la fin de course de la paire Jonas Gerckens – Sophie Faguet (Volvo) qui s’accroche, mais qui cumule malgré tout 23 milles de retard à la mi-journée ce mardi, de même qu’il va convenir de surveiller William Mathelin – Moreaux – Marc Guillemot. Les deux hommes de Beijaflore ont fait le choix de se décaler près de dix milles plus au nord par rapport au leader, ce qui pourrait leur permettre de bénéficier d’un meilleur angle sur les derniers milles. « Les routages restent des routages, mais il semble qu’être au nord soit effectivement un bon pari », a commenté Denis Hugues, le Directeur de course dont les fichiers laissent à penser que le flux de nord-ouest qui propulse actuellement la flotte se maintienne entre 10 et 15 nœuds jusqu’à l’arrivée, au moins pour les premiers. Pour les retardataires, en revanche, il est très possible qu’une dorsale leur tombe dessus d’ici à l’arrivée avec, à la clé, un net ralentissement. Dans ce contexte, il est donc très probable que les écarts, déjà importants à ce stade de la course (plus de 270 milles entre le premier et le dernier), se creusent encore, en particulier pour les concurrents les plus au sud, à l’image de Morgane Ursault Poupon et Rémi Lhotellier sur Up Sailing – Unis pour la planète, qui ferment la marche et évoluent plus proche de la route directe. « On a pris la route sud. C’est l’amour du risque et puis, on n’a rien à perdre », a commenté la navigatrice. Rien à perdre, ce n’est en revanche pas le cas de d’autres duos comme Mathieu Claveau – Rémi Fermin (Prendre la mer, agir pour la forêt) qui compte bien ne pas lâcher sa 6e place au classement, et aussi conserver sa première place chez les « Vintage ». « Nous surveillons de près Grizzly barber shop – Cabinet Z qui a choisi de contourner la dorsale par le nord. Cela ne nous plait guère. On préfèrerait qu’il soit aligné derrière nous, mais cela donne du piment pour la fin de course ! », a assuré le skipper Marseillais. Et du piment, il y a en un vraiment à tous les étages, ainsi que l’a confirmé Brieuc Maisonneuve. « On met du charbon pour essayer de conserver notre 5e place acquise au général par Bertrand (de Broc) et Vincent (Leblay), donc il ne faut pas qu’on arrive trop loin derrière Colombre XL qui, pour l’heure, a un bel avantage ». Bref, on l’aura compris, le sprint final est lancé, et il risque bien de chambouler un peu la donne au classement final.

 

Ça s’en va et ça revient…

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« On pensait être tiré d’affaire en traversant le front hier, mais que nenni ! L’autoroute des vacances vers Les Sables est parsemée d’embouteillages et de nids de poules. Pourtant Bison Futé voyait vert ! », a plaisanté Rodrigue Cabaz, ce lundi. Toujours à la lutte pour la première place avec le duo d’Eärendil, le co-skipper d’AINA Enfance et Avenir garde son humour même s’il est toutefois un peu frustré d’avoir concédé des milles à ses poursuivants ce matin, après être tombé dans une zone de vent faible. « On se doutait que ça allait tanquer, mais c’est un peu énervant malgré tout parce qu’on avait bien distancés les copains dans le front. On a un peu l’impression de revivre la première étape », a ajouté de son côté Aymeric Chappellier, qui, pour mémoire, avait mené la danse une grande majorité du temps entre Les Sables d’Olonne et Les Açores, avant de se faire doubler dans les 50 derniers milles. « Ça ne fait évidemment pas plaisir de se faire rattraper et de voir les autres avoir autant de chance », a ajouté le Rochelais qui a vu, ces dernières heures, le trio Beijaflore, Volvo et Colombre XL revenir à moins de six milles de son tableau arrière. « On a buté dans la zone de molle au milieu du chemin ce matin », a confirmé Catherine Pourre. « Nous avons du vent, moins de vent, puis à nouveau de l’air, sans qu’il soit bien possible de le prévoir. Il y a toujours un petit thalweg sur la route, et avec les affamés qu’on a aux trousses, mieux vaut avoir plus de vent qu’eux, sinon gare ! », a a ajouté la navigatrice, également un peu déçue d’avoir vu la petite bande des trois qui comptait plus de 20 milles de retard hier, revenir si bien dans le match. Voilà donc qui pimente un peu le jeu à 500 milles de l’arrivée à Port Olona. Cinq cent milles qui devraient s’apparenter à une course de vitesse jusque dans les dernières longueurs. « C’est parti pour les championnats du monde de reaching ! D‘après notre routage de ce matin, ce sera Code 0 en bâbord amure jusqu’aux Sables », a commenté pour Brieuc Maisonneuve, co-skipper de Vincent Leblay à bord de Cré’actuel. De fait, lui et les autres devraient composer avec un flux de nord-ouest pour une quinzaine de nœuds jusqu’au bout. De quoi voir défiler les milles à belle vitesse malgré une vie un peu penchée et humide à bord des bateaux, mais dans ce contexte, ce sont bel et bien les petits décalages nord-sud qui feront la différence à l’arrivée. Les deux leaders, AINA Enfance et Avenir et Eärendil, ont légèrement lofé aujourd’hui, en espérant ainsi bénéficier ainsi d’un meilleur angle sur la fin de parcours, imités, dans une moindre mesure, par l’ensemble des duos de cette 7e Les Sables – Horta qui progresse relativement proche de la route directe. Les uns et les autres s’étalent donc sur seulement une vingtaine de milles en latéral même si, à présent, près de 200 milles les séparent par rapport à la distance au but. Aussi, si les premiers sont attendus, selon les derniers routages, mercredi en fin d’après-midi, les retardataires, eux pourraient en terminer, plus vraisemblablement, dans la journée de vendredi.

 

Changement de rythme

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Après une belle journée de glissades, hier, propulsés par un flux de secteur sud-ouest soufflant entre 20 et 25 nœuds qui leur a permis de tenir des moyennes comprises entre 13 et 15 nœuds et de progresser à vitesse grand V sur la route directe, les 13 duos de la Les Sables – Horta se sont, comme prévu, fait rattrapés par un front froid en milieu de la nuit dernière. Ils composent donc désormais avec un vent de secteur nord-ouest. « Le front s’est rapproché petit à petit, avec beaucoup de pluie et quelques gros nuages, mais nous n’avons pas subi de grains. Nous avons tenté de grapiller quelques milles à nos petits camarades proches et ça ne s’est pas mal passé puisqu’on a retrouvé AINA à vue en fin d’après-midi. Le front nous est finalement tombé dessus avec une rotation rapide et assez peu de ralentissement », a commenté Catherine Pourre (Eärendil) qui, avec près de 300 milles avalés ces 24 heures, a été la plus rapide de la flotte ces dernières 24 heures, et caracole désormais dans la roue du duo Aymeric Chappellier – Rodrigue Cabaz. « A chaque fois que l’on arrive à creuser un peu l’écart, un grain ou un front nous empêche de continuer, et nous oblige à attendre les autres concurrents. C’est frustrant, mais c’est la course », a indiqué de son côté le skipper d’AINA Enfance et Avenir qui avait compté jusqu’à 8 milles d’avance sur son poursuivant le plus proche, hier, et qui voit, ce dimanche matin, la paire Pourre – Luciani a seulement 1,2 mille de son tableau arrière. Reste que l’un et l’autre ont légèrement fait le break ces dernières heures, puisqu’ils affichent un bonus d’une vingtaine de milles sur le gros du peloton qui s’est recalé presque pile-poil dans leur sillage. « On en profite pour sécher un peu et reprendre des forces après un début de course humide d’autant que la mer est calme », a ajouté l’actuel leader de ce deuxième acte. Son de cloche identique du côté de Charles-Louis Mourruau à bord de Colombre XL. « Aujourd’hui, on est enfin relativement au sec. Hier, ça mouillait méchamment. En amont du front, le bateau avait pris des allures de sous-marin mais la nuit que l’on vient de passer a été plutôt douce, et nous voilà d’attaque pour une nouvelle escarmouche », a relaté le co-skipper d’Estelle Greck qui s’est, depuis peu, installé en troisième position et joue à présent des coudes avec Beijaflore (William Mathelin – Moreaux – Marc Guillemot) et Volvo (Jonas Gerckens – Sophie Faguet. « Choquer-border, choquer-border, choquer-border : c’est un feu d’artifice de réglages des voiles en ce 14 juillet ! Dans un vent assez changeant en force et direction, on doit être dessus pour avoir les bons réglages et la bonne gîte. C’est un travail de tous les instants, mais c’est le prix à payer pour tenir les copains de devant », a expliqué le navigateur belge, vainqueur de la première étape, bien conscient que des premiers écarts significatifs se sont à présent créés au sein de la flotte. Pour preuve, plus de 120 milles séparent maintenant le premier et le dernier tandis que la flotte s’étale sur près de 70 milles en latéral.

 

Continuer de galoper à l’avant du front autant que possible

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Après avoir quitté Horta hier en milieu d’après-midi pour entamer la deuxième étape, les treize duos  de la 7e édition des Sables – Horta ont connu un début de course plus rapide plus prévu. « On a eu plus d’air qu’attendu après le départ, avec jusqu’à 17 nœuds de vent, et seulement un petit ralentissement dans la fin du dévent de Faial. En plus ce ça, on aura finalement eu un seul empannage à faire pour se sortir des îles. Les conditions sont idylliques jusqu’à maintenant, avec du vent qui a toutefois forci jusqu’à 26 nœuds au moment de notre empannage la nuit dernière », a commenté Catherine Pourre, la skipper d’Eärendil qui fait partie des cinq bateaux ayant poussé au nord leur trajectoire la nuit dernière, et qui affichent clairement un avantage en vitesse ce samedi, leurs concurrents situés une grosse vingtaine de milles plus au sud progressant entre 3 et 4 nœuds moins vite. « On a voulu se placer au nord comme on avait deux heures d’avance sur les routages, et on est assez content de notre position, même si ça reste très incertain. On ne sait, en effet, pas trop comment va se transformer le front qui va bientôt nous passer dessus, ni ce que ça va donner à l’entrée du golfe de Gascogne. Clairement, il va falloir être opportuniste », a indiqué Aymeric Chappellier qui, pour sa part, a jibé aux alentours de 5h30 ce matin et s’est installé en tête de flotte à la mi-journée. « Ça tartine bien et l’idée, c’est de continuer de galoper en avant du front car plus il avance, moins il est actif », a détaillé le skipper d’AINA Enfance et Avenir qui devrait se faire rattraper par ce fameux front froid demain matin, aux alentours de 7-8 heures. Même plan pour l’ensemble de ses adversaires, y compris ceux positionnés plus au sud, qui devraient cependant se voir ralentir une petite poignée d’heures plus tôt. « La stratégie, pour le moment, est de garder le flux de sud sud-ouest dont on bénéficie en ce moment le plus longtemps possible. Remonter dans ce couloir de vent de 15 à 20 nœuds entre les hautes et les basses pressions », a indiqué, de son côté, Cédric de Kervenoael, skipper de Grizzly barber shop – Cabinet Z, bien conscient que la journée de demain sera un peu plus délicate, avec davantage d’instabilité dans l’air. « Nous attendons, en effet, le front froid et son lot de changements de vents en force et direction, mais surtout une activité orageuse et pluvieuse annoncée importante », a ajouté Kervenoael. Point de vue partagé par l’actuel leader de cette deuxième manche. « Ça reste très incertain. On ne sait, en effet, pas trop comment ça va se transformer. Clairement, il va falloir être opportuniste », a déclaré Aymeric Chappellier qui espère profiter de son décalage pour créer des premiers écarts significatifs, les dix premiers se tenant, pour l’heure, en moins de 20 milles.

 

Le match retour est lancé !

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Ce vendredi 12 juillet, à 16h08 (heure de Paris), les treize duos de la 7e édition des Sables – Horta se sont élancés à l’Anglaise pour la deuxième étape de la course, propulsés par un flux de sud soufflant entre 8 et 10 nœuds. Auteurs du meilleur départ, au vent, Vincent Leblay et Brieuc Maisonneuve (Cré’actuel), ont toutefois rapidement cédé les commandes de la flotte à William Mathelin – Moreaux et Marc Guillemot (Beijaflore). Au passage de la pointe d’Espalamaca, ces derniers étaient toujours en tête, alors talonnés par Charles-Louis Mourruau et Estelle Greck (Colombre XL) puis Aymeric Chappellier – Rodrigue Cabaz (AINA Enfance et Avenir), mais le jeu ne faisait que commencer. Et pour cause, si la météo ne promet pas d’ouvrir de grandes options sur les 1 270 milles du parcours entre Faial et la Vendée, elle s’annonce toutefois plus complexe qu’il n’y paraît. En premier lieu parce qu’il va falloir réussir à s’extirper des îles Açoriennes dans les petits airs, ensuite parce qu’il va falloir gérer le passage d’un front et enfin parce qu’il va falloir réussir à imprimer une cadence élevée jusqu’à l’arrivée. Finesse des trajectoires, jeu de placements et vitesse seront assurément les trois principaux ingrédients de la réussite lors de ce match retour qui sera décisif pour le classement général, les écarts étant particulièrement serrés à l’issue du premier round, en témoignent les 45 petites minutes qui séparent le trio de tête.

« Les compteurs sont quasiment à zéro. Tout reste à faire », a commenté Jonas Gerckens peu avant de quitter le ponton de la marina d’Horta. Et pour cause, s’il occupe actuellement la première place au classement, le skipper de Volvo ne compte qu’un bonus de 12 minutes et des poussières sur le duo d’AINA Enfance et Avenir. « On sait que la concurrence est relevée et remontée. On a eu une belle opportunité qu’on a saisi à la première manche, avec des conditions météo favorables pour revenir par derrière. On espère évidemment l’emporter une nouvelle fois aux Sables, mais on est réaliste par rapport au potentiel du bateau. On sait que la deuxième partie de course va se jouer au reaching et qu’elle va donc être favorable aux machines puissantes, c’est-à-dire aux montures  de dernière génération », a expliqué le navigateur Belge qui visait une place dans le Top 5 sur l’épreuve au départ, mais qui compte désormais bien conserver sa place sur le podium. « Le gros point clé de cette deuxième étape sera assurément la zone de transition que nous allons devoir gérer dans un jour et demi pour passer un front plus ou moins orageux, avec très peu de vent. Celui qui sortira en premier aura un avantage car ensuite, ce sera une grosse ligne droite et un grand sprint pour arriver jusqu’aux Sables », a détaillé Jonas. Un scénario qui n’est, évidemment, pas pour déplaire à la paire Aymeric Chappellier – Rodrigue Cabaz, bien décidée à prendre sa revanche après la première manche qui lui a échappée dans les 50 derniers milles, après que la molle redistribue largement les cartes dans l’archipel portugais. « On part clairement avec le couteau entre les dents. Il va y avoir du « fight » lors de ce match retour. Un match où tout va se jouer dans les détails. Il faudra trouver la bonne « speed », mais aussi faire la trace juste. C’est un programme qui me plaît bien », a relaté le skipper d’AINA Enfance et Avenir dont l’objectif reste la victoire et rien d’autre sur cette Les Sables – Horta, même s’il a bien conscience que ça se bouscule au portillon.

Une histoire de trajectoire

Car si le duo de Volvo compte bien lui donner du fil à retordre, les binômes de Beijaflore (William Mathelin – Moreaux et Marc Guillemot) et d’Eärendil (Catherine Pourre – Pietro Luciani) ont, eux aussi, affiché clairement leurs ambitions. « Comme il n’y a pas beaucoup d’écarts après la première étape, tout est possible », assure le skipper du bateau blanc et bleu, actuellement troisième au classement à 45 minutes du leader. « Il ne va pas falloir se planter sur les placements et aller vite aux bons moments, sachant que le vent va être un peu capricieux. Le bateau est prêt et nous aussi. On va tout donner pour faire aussi bien, voire mieux que sur la première manche. La sortie des îles va être assez importante car elle est toujours compliquée, on l’a bien vu à l’aller. Il faudra réussir à se dégager des zones de molle et toucher au plus vite du vent frais. Ce sera le premier job. Ensuite, il faudra filer au nord le plus vite possible pour aller à l’encontre du front et à ce moment, décider du moment où mettre le cap vers Les Sables », a noté William qui devrait amorcer le virage vers l’Est, dans la journée de demain. Dans ce contexte, il va sans dire que les prochaines 24-36 heures vont être primordiales.

Ils ont dit :

Martin Louchart, skipper de Des voiles et Martin : « A présent, on est qualifié pour la Transat Jacques Vabre. On aborde donc cette deuxième étape un peu différemment. On va pouvoir tirer davantage sur le bateau, surtout que les voiles sont réparées. Il ne va pas y avoir de grandes options à jouer et la flotte risque de rester relativement groupée jusqu’à l’arrivée. Ça va donc être du réglage et il va vraiment falloir réussir à aller vite pour être dans le bon paquet, même s’il est possible que ça tamponne sur la fin et que l’on assiste à un deuxième départ. »

Catherine Pourre, skipper d’Eärendil : « Sur la première partie, ça risque de revenir par l’arrière et il va y avoir deux endroits un peu chauds. Il n’y aura donc pas d’urgence à se presser. Sur la deuxième partie, en revanche, ça devrait partir par devant. A ce moment-là, mieux vaudra être dans le bon paquet pour mettre de la distance par rapport aux autres. Ça ne va pas être des grosses conditions et dans ces cas-là, tout le monde est bon. Je pense vraiment que cette deuxième étape va se jouer en deux temps. Je ne sais pas si des écarts importants vont pouvoir se créer. De notre côté, si on peut faire une première place on le fera, mais les autres ne vont assurément pas laisser leur part au chien. »

Mathieu Claveau, skipper de Prendre la mer, agir pour la forêt : « La météo de cette deuxième manche nous convient bien, même si on devrait quand même avoir du vent portant à 20-25 nœuds et peut-être plus dans les grains. Le départ va être assez tranquille, avec pas beaucoup de vent et donc idéal pour se mettre en route puis quitter doucement Horta après cette longue escale agréable. Ensuite, dans le front, on aura sans doute des orages. Je pense que les écarts vont peut-être se faire là car la zone de vent intéressante s’annonce relativement étroite. Est-ce qu’il ne faudra pas se décaler un peu devant le front, quitte à perdre un peu au début ? On ne sait pas trop encore. Après, ce sera route directe vers Les Sables, normalement toujours au portant, même si, vers la fin, il y aura peut-être quelques subtilités. Avec nos bateaux Vintage, s’il y a quelques aléas météo, c’est pas mal. Ça laisse le choix de faire des petites options par-ci, par-là. Avec Rémi, on part sereinement. On a bien dormi et le bateau est en super état. »

Pascal Fravalo, skipper de SOS Méditerranée : « La météo s’annonce sympa pour cette deuxième étape, avec quand même un peu de jeu tactique qui va être rigolo je pense. Guillaume et moi, on a encore pas mal de choses à caler au niveau vie à bord car notre objectif, c’est la Transat Jacques Vabre. Sportivement, on aimerait bien se refaire un peu la cerise après notre option au sud de Pico à l’aller, qui n’a pas marché, et ainsi recoller sur une place de 6 ou 7e. Ce serait la cerise sur le gâteau. Tout va se jouer sur les deux ou trois premiers jours et ensuite ce sera davantage une course de vitesse. Au final, on part sans trop de pression. »

Nicolas Boidevezi, co-skipper de Grizzly barber shop – Cabinet Z : « Les fichiers de ce matin sont un peu plus clairs que ceux d’hier, même s’il y a encore des incertitudes, surtout sur la deuxième partie du parcours. A priori, on va partir vers le nord pour aller chercher une dépression. Hier, on ne l’accrochait pas, aujourd’hui oui, ce qui pourrait nous permettre de garder un flux de nord-ouest jusqu’à l’arrivée. Cela va être propice à des décalages nord-sud. Il va y avoir des choses à faire. Déjà, dans un premier temps, ça risque de partir en « coup de fusil. On va aussi avoir des orages à gérer dans la journée de demain qui seront susceptibles de créer des petits décalages. Ce sera davantage de la vitesse sur les jours 2 à 4, mais aussi des placements pour les dernières 48 heures. Globalement, ça se présente plutôt bien avec du vent ni trop fort, ni trop faible. Ça devrait être intéressant et on va essayer d’être dessus encore plus qu’à aller. Ce qui est bien, c’est que maintenant on connait un peu plus le bateau donc on aura peut-être un peu moins de doute dans nos choix. »

François Lassort, skipper de Bijouteries Lassort – Restaurant Tonton Louis : « Il ne va pas y avoir de grosses options, mais il va y avoir des petits trous par endroits. Il va d’abord y avoir un front à négocier, puis des orages juste derrière et je n’aime toujours pas ça. Pas plus qu’à aller en tous les cas ! (Rires) On verra si les gens montent beaucoup dans le nord ou pas. Nous, comme on n’a pas un bateau rapide, on va essayer de faire le plus court possible, comme d’habitude. On a fait des routages. Ça tourne autour de six jours donc c’est assez rapide. Il y a deux ans, on avait mis 14 jours au total pour faire l’aller et retour. Là, on pourrait bien en mettre seulement 12, soit deux jours de moins, ce qui n’est pas mal. Thomas est en forme et moi aussi, ça va aller ! »

La deuxième étape se prépare

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Après six jours d’escale à Faial, la flotte de la 7e édition de la Les Sables – Horta se prépare au départ de la deuxième étape. Celui-ci sera, en effet, donné ce vendredi à 16h08 (heure de Paris). Les treize duos en lice s’élanceront alors pour 1 270 milles à destination de Port-Olona, assurément décisifs pour le classement général. De fait, pour l’heure, les écarts sont infimes, en particulier en tête de flotte, les trois leaders se tenant en moins de 45 minutes et ce malgré la pénalité de 15 minutes infligée à Beijaflore à l’issue de la première manche. La météo annoncée ne promet, certes pas de grandes options, mais un petit front sera néanmoins à négocier quelques heures après le départ tandis qu’à l’approche des côtes Vendéennes, la molle pourrait bien s’inviter et chambouler la hiérarchie, comme elle l’a déjà fait dans les derniers milles de l’acte 1. Dans ce contexte, ceux qui ont pris l’avantage à l’aller parviendront-ils à la garder ? L’arrivée de nouveaux co-skippers sur cinq bateaux modifiera-t-elle la donne et si oui, dans quelle mesure ? Les paris sont ouverts !

Procéder à l’avitaillement, décortiquer les fichiers météo, réparer les dernières petites bricoles, peaufiner les ultimes détails… depuis aujourd’hui, les pontons de la marina d’Horta qui s’étaient montrés assez calmes des derniers jours sont de nouveau en ébullition. Et pour cause, dans moins de 24 heures, les treize duos de la Les Sables – Horta auront repris la mer avec, devant leurs étraves les 1 270 milles de la manche retour à avaler.  « Ce deuxième round devrait être assez rapide et plutôt plaisant », annonce Christian Dumard, consultant météo et routeur de la course. « On est dans une situation anticyclonique aux Açores. Les conditions devraient ainsi être hyper faibles pour le départ, avec un flux de secteur sud sud-ouest qui devrait toutefois se renforcer par l’ouest, mais très vite les concurrents vont devoir gérer un petit front pas très actif, vraisemblablement dans la journée du 14 pour les premiers. Dans la foulée, les uns et les autres vont alors récupérer un flux de nord-ouest modéré, pour 10 à 18 nœuds. Les derniers milles risquent cependant de se jouer dans du vent très mou, en particulier pour les retardataires », détaille Christian dont les derniers routages laissent envisager les arrivées des premiers en moins de six jours.

Pas de grandes options mais un virage à prendre

« Cette manche retour ne devrait pas être très violente mais intéressante parce qu’il y a eu une bagarre sympa sur la première étape. Les écarts sont faibles à tous les étages du classement et en particulier entre les trois premiers qui se tiennent en trois quarts d’heure », note Marc Guillemot qui remplacera Amaury François au côté de William Mathelin – Moreaux à bord de Beijaflore, actuellement troisième au classement provisoire. « Je n’ai encore jamais encore navigué sur le bateau, ni même en Class40. Je me réjouis de ce baptême qui ne devrait pas si simple qu’il n’y paraît. Il va falloir gérer un virage vers l’Est. Être patient, pas trop gourmand… Clairement, il faudra faire le bon choix en termes de timing, car ce sera le point essentiel de cette deuxième étape », relate le Morbihannais qui tentera de suivre, par ailleurs, la tentative de record de l’Atlantique Nord d’Alan Roura afin de savoir si celui-ci parvient à faire tomber le temps de référence dont il est le détenteur depuis 2013, en 8 jours 5 heures et 20 heures.

Cinq changements de co-skippers

Guillemot ne sera pas le seul à découvrir pour la première fois le Class40 lors de cette deuxième étape de la Les Sables – Horta. Sophie Faguet, spécialiste de match-racing et ancienne Figariste, qui prendra le relais de Benoît Hantzperg au côté de Jonas Gerckens à bord de Volvo fera également ses premiers pas sur le support, tandis que Ludovic Daudois successeur d’Alexandre Hamlyn au côté de Jean-Baptiste Daramy à bord de Chocolats Paries – Coriolis Composites, réalisera ses premiers bords au large. « Par le passé, j’ai pas mal régaté en J80 et en J24 et j’ai participé cette année au Grand Prix Guyader et à l’ArMen Race en Class40. Cette course sera ma troisième cette saison, et je ne compte pas n’arrêter là puisque je souhaite continuer l’an prochain, à la fois sur les circuits Américain et Français », explique Ludovic, partenaire du projet de Jean-Baptiste Daramy au travers de sa société Comat. « Je n’ai pas d’appréhension particulière. Je suis en revanche très content de participer à la course. Je pense qu’il va y avoir du beau match et je vais me battre pour que l’on finisse en bonne position », a détaillé le co-skipper qui retrouvera face à lui deux autres marins fraîchement débarqués sur l’épreuve, mais toutefois déjà un peu plus expérimentés en 40 pieds. Rémi Fermin, remplaçant de Christophe Fialon au côté de Mathieu Claveau sur Prendre la mer, agir pour la forêt, affiche, pour sa part, une Transat Québec – Saint-Malo (en 2012 avec David Augeix) tandis que Brieuc Maisonneuve, qui vient épauler Vincent Leblay sur Cré’actuel après Bertrand de Broc, officie régulièrement sur le circuit depuis 2013. De quoi ajouter un peu de piment à la course qui n’en manque déjà pas.

 

 

Déclarations d’arrivée (3)

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Martin Louchart et Frédéric Duchemin, skipper et co-skipper de Des voiles et Martin, 13e à Horta : « En fait, il nous a manqué le Mikado et le 421 mais à part ça, on s’est bien amusé ! (Rires) C’est clair que la fin de course a été un peu longue avec ce manque d’air. Peut-être qu’il aurait fallu qu’on négocie différemment les îles, mais quand on reviendra, on saura faire maintenant ! (Rires) Nos options ont toutefois été conditionnées par l’absence de gennaker. On a perdu notre voile lors de la première nuit. D’un coup, le bateau est parti au tas et d’un coup, on a entendu « pan ! ». Le lendemain, c’est notre spi qu’on a déchiré à son tour. Ça a été très handicapant car tous les routages que l’on faisait ensuite nous donnait la configuration A2 et gennaker. On a fait des choix pour essayer d’être dans la course malgré tout. C’était une première pour nous. On a eu le bateau une semaine avant de partir et seulement un entraînement dessus avant de partir. On est content d’avoir fini cette première étape et on a beaucoup appris. On sait davantage comment ça marche. On a fait une journée à 16-17 nœuds de moyenne, c’était super cool, et parfait pour apprendre le bateau et trouver les sensations à bord. Franchement, c’était top. On a rempli notre contrat qui était d’arriver propre à Horta et de nous qualifier pour la Transat Jacques Vabre. Et puis l’avantage quand on termine dernier, c’est qu’on ne peut que mieux faire ! (Rires) »

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Flash arrivée : Des voiles et Martin, 13e à Horta

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Flash arrivée : Des voiles et Martin, 13e à Horta

Des Voiles et Martin a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la 7e édition des Sables – Horta en treizième position, ce samedi 6 juillet à 21h 46min 58s (heure de Paris). Martin Louchart et Frédéric Duchemin ont ainsi mis 6 jours 8 heures 44 minutes et 58 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre la Vendée et les Açores. Leur écart au premier, Volvo, est de 16 heures et 05 minutes.

Déclarations d’arrivée (2)

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Charles-Louis Mourruau, skipper de Colombre XL, 8e à Horta : « Je suis très content. C’est la deuxième course qu’on fait ensemble avec Estelle. On est dans une super dynamique et ça c’est vraiment cool. Là, on a réussi à faire avancer le bateau mieux que jamais. On a vraiment trouvé des bons compromis tout le temps et on a constamment été dans le match. Lors de la descente sous spi, on a eu des nuits magiques. On a tenu des moyennes incroyables alors qu’on n’y voyait rien. Je suis juste très déçu que ça n’ait pas marché jusqu’au bout mais c’est le jeu. C’est vrai que jusqu’à ce matin, on pensait que notre option sud pouvait encore passer. Jusqu’à la fin on s’est battu comme des chiffonniers puis on a fini en match race avec SOS Méditerranée et Chocolats Paries – Coriolis Composites. Ils nous ont passé deux fois et on a réussi à les redoubler à chaque fois. A un moment, on s’est retrouvé à dix longueurs de bateau, sur le même cap mais sur deux bords différents tellement c’était n’importe quoi le vent. C’était hallucinant mais je suis quand même assez content qu’on ait réussi ce match-là. »

Estelle Greck, co-skipper de Colombre XL, 8e à Horta : « On est assez content de notre course parce qu’on a quand même bien marché. On a réussi à bien faire avancer le bateau quand il y avait du vent sur les deux premiers tiers du parcours. On a bien bourriné et après, bah voilà, l’option sud à Pico, on a voulu tenter. On savait que c’était quitte ou double et ce n’est pas passé. On est content malgré tout. On a eu, encore une fois, une super entente à bord. Colombre XL est vraiment un chouette bateau et on a bien tiré dessus. Il parait qu’on a fait un peu peur aux nouveaux bateaux et ça nous motive pour la suite ».

Pascal Fravalo, skipper de SOS Méditerranée, 9e à Horta : « C’était super. Cela faisait 25-30 ans que j’entendais parler de ce fameux de golfe de Gascogne, mais comme je navigue en Méditerranée, je ne l’avais pas encore coché mais finalement ça a été un peu conforme à ce que j’imaginais. Pour des gens plus habitués, ça devait être plutôt sympa. Après, nous, sous spi, dans 35 nœuds, on a un peu serré les fesses ! Autrement, super. Avec Guillaume, c’est notre deuxième course ensemble et c’est même mieux que la première. Ce qui est agréable c’est qu’on reste quand même au contact avec des marins qui naviguent un peu plus que nous. Les écarts sont relativement serrés. A présent, on va se reposer avant la suite car on est quand même bien cassé. »

Guillaume Goumy, co-skipper de SOS Méditerranée, 9e à Horta : « Ça a été une sacrée bagarre parce que toute la flotte termine plutôt bien groupée à l’arrivée, même si nous, on a quand même le sentiment d’arriver très tard par rapport aux premiers. En tous les cas, l’aventure a été au rendez-vous. Cette première pour moi a été chouette, même si elle a demandé de l’engagement. Quand on arrive comme ça, on a un petit coup de fouet et on est presque prêt à repartir mais on réalise vite qu’on ferait mieux d’aller dormir. Sur le parcours, il y a eu des choix stratégiques à faire intéressants et quand on arrive ici, aux Açores, c’est incroyable ! C’est la planète Mars ! Nous, on a fait une option sud. On était super content puis c’est retombé. On s’est dit mince, les autres passent, puis on est reparti… tout ça…mais en fait, passer au sud de Pico n’a pas été le bon choix ! Au final, je suis quand même très très content. Ça me donne l’impression de vivre une grande aventure à mon niveau. C’est chouette ! »

Jean-Baptiste Daramy, skipper de Chocolat Paries – Coriolis Composites, 10e à Horta : « C’était bien jusqu’à l’arrivée aux Açores mais en fait, c’est surtout qu’on s’est un peu planté car on a pris l’option sud qui n’a pas payé. On a vraiment été mal inspiré et c’est bête parce qu’on était 5 ou 6e. On était tout le temps bien et finir comme ça, c’est un peu décevant. Faire 10e sur 13, ce n’est pas génial. J’avais fait 10e de la Route du Rhum sur 53 et ça, c’était bien mais là, c’est un peu nul… (rires) : Tout est positif en vérité. Avec Alexandre, on est qualifié pour la Transat Jacques Vabre et ça, c’est le plus important. »

Alexandre Hamlyn, co-skipper de Chocolat Paries – Coriolis Composites, 10e à Horta : « Sur cette première étape, on a commencé par de la super glisse. C’était génial. On a eu un passage du cap Finisterre un peu musclé, mais juste ce qu’il fallait pour se faire plaisir. Le parcours a été assez génial et la fin hyper tactique. On l’a foirée puisqu’on termine 10e au lieu de finir 3 ou 4 comme on pouvait l’espérer, mais on s’est amusé. Moi, je ne ferai pas la deuxième étape mais je suis content de venir pour la première fois aux Açores et d’avoir passé six jours en mer pour la première fois aussi. On a qualifié le duo et le bateau pour la Transat Jacques Vabre donc c’est top ! »

François Lassort, skipper de Bijouteries Lassort – Restaurant Tonton Louis, 11e à Horta : « Avant le départ, j’avais un peu prévenu qu’on avait le plus vieux bateau et que ce serait difficile d’arriver bien classé, mais au final, on en laisse deux derrière nous et on est très content de notre parcours. La première nuit a été un peu tendue, avec des orages partout. Après, on a eu des glissages incroyables sous spi, dans le noir total, parce qu’il n’y avait pas de lune. On a fait quand même des pointes à 20,2 nœuds ! On est resté groupé avec les Vintage et même les autres. Ça a été une belle route directe, sur une mer agréable. L’arrivée aux Açores, magnifique, mais si je n’aime pas le gros temps, je crois que j’aime encore moins la pétole ! (Rires) On a, malgré tout, toujours réussi à avancer un petit peu. Thomas avait quand même un gros stress, c’était d’être limite en bouffe et comme il pense toujours à manger, ça l’a un peu inquiété ! (Rires) C’est la deuxième fois que je participe à la course et c’est vraiment super. Quand tu arrives aux Açores, c’est juste magique. Je suis très content d’être là. On a déchiré un spi mais on ne s’est pas fait mal. C’était top ! Maintenant, repos puis manche retour ! »

Thomas Lassort, co-skipper de Bijouteries Lassort – Restaurant Tonton Louis, 11e à Horta : « On a eu quatre ou cinq jours magnifiques, au début de course, avec du vent et des vitesses exceptionnelles. C’était vraiment un plaisir fou ! La fin de course a été un peu compliquée. On a eu peu de vent et la dernière nuit, notamment, a été difficile. On a vu des bateaux passer la pointe et nous on a galéré, mais une fois qu’on réussi à la déborder, on a récupéré un peu d’air et on a pensé arriver devant trois de nos camarades, mais re-molle… ça a été un beau final, plein de panache ! Franchement, c’était top ! »

Morgane Ursault Poupon, skipper de UP sailing – Unis pour la planète, 12e à Horta : « Il y a vraiment eu plein de configurations différentes. Assez vite, le vent est monté et du coup, ça a glissé comme prévu. Au niveau du cap Finisterre, ça a vraiment été intense. Il y eu 30 nœuds et jusqu’à 34-35 max sous spi. C’était vraiment chaud mais vraiment bien, tout ça en slalomant entre les cargos. Il y a donc eu de l’adrénaline. Après, il y a eu la pétole au milieu des îles avec des choix stratégiques au nord, au sud… Bon bah le sud n’a pas payé… On y a pourtant cru jusqu’au bout. Quoi qu’il en soit, ça a vraiment été cinq jours super intéressants et à l’arrivée, il n’y a pas un énorme écart entre les bateaux. Pour nous, c’est plutôt satisfaisant. Avec notre bateau, je pense qu’on perd facilement un nœud sur certaines allures et on a cumulé quelques  casses matérielles qui nous ont bien ralenti. A présent, il y un petit peu de boulot et un petit peu d’investissement à faire, mais on va être prêt pour repartir et puis ce n’est pas fini ! »

Rémi Lhotellier, co-skipper de UP sailing – Unis pour la planète, 12e à Horta : « Dès qu’il y a un peu d’air sous spi, c’est vraiment sympa et on peut s’amuser. Dès qu’on arrive dans la pétole, c’est beaucoup moins marrant déjà… Les journées sont longues, on n’avance pas, on ne fait pas de milles… Mais bon, c’est le jeu de la course au large. Notre option au sud de Pico aurait pu payer. Ça ne l’a pas fait, mais ça aurait pu. On est un peu déçu mais on a bien cru, pour finir, qu’on allait passer encore une nuit en mer alors finalement, on ne s’en sort pas si mal. Ça fait au moins quatre fois que je viens aux Açores et ce n’est jamais pareil. La dernière, j’ai pris 40 nœuds. Rien à voir… A présent, il faut re-préparer le bateau pour le retour et se reposer aussi. »

Déclarations d’arrivée (1)

Mis en avant

Catherine Pourre, skipper d’Eärendil, 4e à Horta : « Sur la fin, on a fait une mauvaise option. On est descendu au sud car on s’est convaincu, à un moment, qu’on n’avait pas assez de vitesse et qu’il fallait qu’on aille chercher de la pression. Dans le même temps, on pensait aussi que ça passerait sans doute beaucoup plus par le sud puisque la météo était en avance sur ce qu’on avait vu avant de partir. Du coup, on a fait ce « move » beaucoup trop tôt. On aurait clairement dû attendre parce qu’on se serait forcément repositionné derrière Volvo et AINA Enfance et Avenir. Là, il se trouve qu’on n’a pas eu plus de vent. On aurait vraiment dû rester sur notre lancée, gérer avec ce qu’on avait puis décider à la dernière minute si on allait dans le nord ou dans le sud. Au final, ça a nous coûté l’avance qu’on avait. Mais bon, ce n’était pas simple car ça revenait tout le temps de derrière. J’ai compté au moins quatre arrêts buffet et ce n’était pas forcément les premiers qui repartaient avant les autres. C’était parti pour être quand même un peu la loterie et on ne s’en sort pas trop mal car on s’est vraiment fait peur hier. Si on était resté derrière Sao Jorge, ça aurait pu être catastrophique. L’un dans l’autre, ça va. »

Pietro Luciani, co-skipper d’Eärendil, 4e à Horta : « Sur la fin, on a perdu notre avance régulièrement. Du coup, on s’est énervé un peu et la fatigue n’a pas aidé. En clair, on a manqué de lucidité et on a fait les mauvais choix à deux ou trois reprises. La première partie de course s’est, en revanche, bien passée. J’étais très content car on a réussi à tenir la cadence imposée par AINA surtout. Au final, je suis très content pour Jonas (Gerckens, le vainqueur de cette première étape, ndlr). Sa chance, comme il a un bateau qui va moins vite, c’est d’avoir eu une course lors que laquelle s’est constamment revenu par derrière. Cela lui a donné la possibilité de rester coller à AINA mais après il a joué toutes ses cartes parfaitement. Chapeau à lui, surtout qu’on sait qu’AINA navigue de façon très solide. Beijaflore, qui a fait des choses différentes au début, a aussi très bien navigué, contrairement à nous. On fera mieux sur l’étape retour. »

Vincent Leblay, skipper de Cré’actuel, 5e à Horta : « Les deux-trois premiers jours ont été assez difficiles avec des nuits où ça tapait fort. Pour dormir, pas facile, mais je m’y suis fait plutôt bien. Ça s’est bien passé avec Bertrand. On s’est bien entendu. J’ai été pour lui, je pense, un bon équipier, et j’ai su m’adapter rapidement. On a fini fort parce qu’hier soir, on était 3e, mais on a eu la pétole et on a perdu quatre places avant d’en récupérer deux. Ça a été une bonne prépa pour la Transat Jacques Vabre car on a eu de tout : du gros temps, du beau temps, de la pétole… On a essayé toutes les voiles. Je suis très content de cette première étape. J’appréhendais un peu quand même, mais ça s’est bien passé. On finit dans le Top 5. C’était l’objectif, on va dire irréalisable pour moi au départ, mais j’avais ça dans un coin de ma petite tête. On l’a fait donc c’est super. On aurait pu mieux faire mais aussi moins bien faire… non, c’est bien. »

Bertrand de Broc, co-skipper de Cré’actuel, 5e à Horta : « On s’est super bien entendu mais on a encore beaucoup de progrès à faire sur ce bateau. Ce n’est que les premières expériences nautiques de Vincent qui ne cumule que huit jours de bateau. Ça demande forcément beaucoup d’attention pour lui, et de mon côté je dois bien lui expliquer les manœuvres et ne pas forcément toiler le bateau comme il pourrait l’être mais ce n’est pas grave. C’est d’autant plus vrai que ce Class40, je le découvre moi aussi. Avec plus d’expérience du bateau, je pense qu’on aurait pu terminer plus près du paquet de tête mais on ne s’en sort pas si mal. On a tiré les bons bords. Vincent est passionné d’informatique et décortique les fichiers. On a donc réussi à partager le travail. C’est pas mal »

Mathieu Claveau, skipper de Prendre la mer, agir pour la forêt, 6e à Horta : « On est super content. Ça a bien fonctionné. On a joué « safe » au cap Finisterre et dès le début, on a opté pour l’option nord. Il s’est avéré que c’était un bon choix, en tous les cas pour notre bateau. On n’a pas au trop de retard à l’arrivée sur les Açores et on savait que dans la molle, il y aurait des coups à jouer. C’est ce qui s’est passé. On a pu revenir sur Cré’actuel et on a bien failli le passer. On s’est très bien entendu avec Christophe et c’est tant mieux car c’était notre qualif pour la Transat Jacques Vabre. D’ailleurs, de ça, on est aussi super satisfait. On est content également de courir pour soutenir la forêt. Bien sûr, on cherche quelques partenaires pour finaliser le projet mais c’est bien de voir qu’on fait des bons trucs ».

Christophe Fialon, skipper de Prendre la mer, agir pour la forêt, 6e à Horta : « L’option nord était pas mal car on savait que dans le gros temps, on ne pouvait pas rivaliser avec les autres, mais ça s’est bien enchainé et on n’est pas arrivé trop en retard aux abords de l’archipel des Açores. Après, ça a bien tamponné. Pour les premiers, ça a été dur mais pour nous, ça a été une aubaine. Hier, on a fait une grosse journée dans la pétole et on ne pensait pas pouvoir rattraper certains bateaux mais voilà, on a chopé le petit brizou d’air qui a fait qu’on a pu dérouler car si c’est vrai qu’on a un vieux bateau, il marche super bien dans le petit temps. On savait qu’on avait une carte à jouer et on l’a fait. A l’arrivée, c’est une 6e place et on termine premier bateau Vintage. C’était un peu l’objectif. On a bien tricoté et on s’est bien positionné par rapport à nos concurrents. On aurait presque pu gagner encore une place mais aussi perdre gros si les gars du sud étaient passés. Tout ça s’est joué à pas grand-chose. »

Cédric de Kervenoael, skipper de Grizzly Barber Shop – Cabinet Z, 7e à Horta : « On a bien rigolé sur le début car ça glissait tout seul. Ce n’était pas trop dur physiquement même si c’était un peu impressionnant car les Class40, quand ça va vite au portant, ça fait du bruit. La trajectoire était toute droite, toute rectiligne et comme on savait qu’on allait moins vite que les autres, on s’est dit qu’il fallait qu’on fasse le moins de milles possible. On a donc évolué en milieu de flotte. Après ça, ce qui a été un peu écœurant, c’est que les nouveaux bateaux vont trois ou quatre nœuds plus vite que nous. Le premier matin, quand on a regardé les compteurs et qu’on a vu 40 milles de retard, ça nous a fait un peu mal, mais bon, on savait dès le départ qu’on ne courait pas dans la même catégorie. Au final, on finit 7e sur 13. C’est quasiment en milieu de tableau et pour ça, j’aurais signé d’avance. A présent, c’est fait. L’arrivée a été éprouvante car énervante. On a vu beaucoup d’animaux, beaucoup de choses dans l’eau, mais surtout, on n’avançait pas. En plus de ça, on ne savait pas si les gens du sud allaient passer ou pas. En étant au nord, on a eu cette espèce d’angoisse de se dire : soit on perd quatre places, soit on en gagne deux… Bref, ça a été un peu galère. Cette nuit, j’ai un peu dormi mais ça a été compliqué car on est resté tanqué sous Sao Jorge. C’est là que nos petits camarades de devant sont partis. Ils ont mieux joué le coup que nous, et ils nous ont mis dix milles ».

Nicolas Boidevezi, co-skipper de de Grizzly Barber Shop – Cabinet Z, 7e à Horta : « Super première étape avec des conditions de rêve ! Côté perf, je partais en connaissance de cause, en sachant l’âge du bateau. Avec Cédric on avait fait l’ArMen Race, ce qui nous avait permis de nous caler un peu. J’avais pu voir que je n’avais pas de souci à me faire et ça s’est confirmé. On a ainsi pu fonctionner en confiance et de façon fluide. Ça, c’est top. La trajectoire a été assez évidente, mais avec les moyens qu’on avait, on ne pouvait cependant que regarder ce qui se passait devant. En tous les cas, je suis content d’avoir retrouvé un peu le large. Ça faisait un moment que je n’avais pas fait ça sur plus de quatre jours. Pour le reste, le parcours et la destination… ce parcours entre Les Sables et Horta reste une belle aventure, même quand on l’a fait cinq fois, dix fois. On a encore eu droit à un lever de soleil incroyable ce matin. Le seul truc frustrant c’est que par rapport à « Prendre la mer, agir pour la forêt », on a été en position favorable tout le temps mais on n’a jamais réussi à transformer, et ce n’est pas faute d’avoir été dessus. »

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Flash Arrivées

Mis en avant

Flash arrivée : Colombre XL, 8e à Horta

Colombre XL a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la 7e édition des Sables – Horta en huitième position, ce samedi 6 juillet à 13h 28min 28s (heure de Paris). Charles-Louis Mourruau et Estelle Greck ont ainsi mis 6 jours 00 heure 06 minutes et 28 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre la Vendée et les Açores. Leur écart au premier, Volvo, est de 7 heures et 42 minutes.

Flash arrivée : SOS Méditerranée, 9e à Horta

SOS Méditerranée a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la 7e édition des Sables – Horta en neuvième position, ce samedi 6 juillet à 13h 30min 09s (heure de Paris). Pascal Fravalo et Guillaume Goumy ont ainsi mis 6 jours 00 heure 18  minutes et 09 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre la Vendée et les Açores. Leur écart au premier, Volvo, est de 7 heures et 48 minutes.

Flash arrivée : Chocolats Paries – Coriolis Composites, 10e à Horta

Chocolats Paries – Coriolis Composites a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la 7e édition des Sables – Horta en dixième position, ce samedi 6 juillet à 13h 36min 20s (heure de Paris). Jean-Baptiste Daramy et Alexandre Hamlyn ont ainsi mis 6 jours 00 heure 24 minutes et 20 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre la Vendée et les Açores. Leur écart au premier, Volvo, est de 7 heures et 54 minutes.

Flash arrivée : Bijouteries Lassort – Restaurant Tonton Louis, 11e à Horta

Bijouteries Lassort – Restaurant Tonton Louis a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la 7e édition des Sables – Horta en onzième position, ce samedi 6 juillet à 14h 15min 38s (heure de Paris). François et Thomas Lassort ont ainsi mis 6 jours 01 heure 03 minutes et 38 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre la Vendée et les Açores. Leur écart au premier, Volvo, est de 8 heures et 34 minutes.

Flash arrivée : Up Sailing – Unis pour la planète, 12e à Horta

Up Sailing – Unis pour la planète a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la 7e édition des Sables – Horta en douzième position, ce samedi 6 juillet à 17h 45min 05s (heure de Paris). Morgane Ursault-Poupon et Rémi Lhotellier ont ainsi mis 6 jours 4 heures 42 minutes et 05 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre la Vendée et les Açores. Leur écart au premier, Volvo, est de 12 heures et 02 minutes.

Le duo Jonas Gerckens – Benoît Hantzperg s’impose à Horta

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« Généralement, lors de la Les Sables – Horta, il y a deux courses dans la course : une première pour arriver aux Açores et une seconde, dans les îles, avec, potentiellement un nouveau départ à cet endroit », annonçait Aymeric Chappellier avant le départ de la première étape. Le Rochelais ne pensait pas si bien dire lorsqu’il s’est élancé, dimanche dernier, pour les 1 270 milles de la première étape entre la Vendée et Faial. Après avoir mené une large partie de la course et imprimé une cadence élevée sur les trois premiers quarts du parcours, le navigateur, accompagné par Rodrigue Cabaz, a finalement cédé la première place au duo de Volvo dans les 50 derniers milles du parcours. Le tandem Jonas Gerckens – Benoît Hantzperg a, en effet, trouvé un petit trou de souris dans la molle, entre les îles, pour s’emparer des commandes de la flotte et ne plus les lâcher jusqu’à la ligne d’arrivée. Une ligne qu’il a finalement franchi à 5h41 avec une avance de douze minutes et 32 secondes sur le duo d’AINA Enfance et Avenir, et de 34 minutes et des poussières sur le binôme de Beijaflore composé de William Mathelin – Moreau – Amaury François qui complète le podium. Des écarts infimes donc, qui promettent, d’ores et déjà, de la belle bagarre pour le match retour !

Comme on s’y attendait, cette première étape de la 7e édition de la Les Sables – Horta s’est donc jouée en deux temps, avec une première partie entre Port Olona et le nord des Açores menée tambours battants qui a indiscutablement fait la part belle à la vitesse et à la finesse des trajectoires, puis une seconde, entre les îles de l’archipel portugais, qui a regroupé les troupes et ouvert le jeu avec une certaine part d’aléatoire, dans la molle. « C’est cette dernière portion qui a finalement décidé du gagnant. On a un peu le sentiment que ça s’est joué à la loterie alors on est forcément un peu chafouin. On va dire qu’on reste un peu sur notre faim car on a mené une bonne partie de la course et qu’on a compté pas mal d’avance à un moment, mais il se trouve que tous les systèmes météo que l’on a rencontré lors de cette première manche ont fait que c’est toujours revenu par derrière », a commenté Aymeric Chappellier qui était, cette année, encore invaincu, après ses victoires dans le Défi Atlantique puis dans la Normandy Channel Race. « On est passé premier à Terceira et on a été les premiers à rentrer dans la molle. L’élastique s’est alors détendu », a ajouté le skipper d’AINA Enfance et Avenir qui a compté jusqu’à 13 milles d’avance sur ses poursuivants les plus proches avant de les voir revenir puis le dépasser. « On a manqué un peu de réussite sur la fin. On s’est notamment fait prendre sous un nuage qui a grossi sur nous, et qui nous a fait perdre énormément de terrain. Ça s’est joué à trois fois rien, et concernant notre nav, avec Rodrigue, il n’y a pas grand-chose à jeter », a ajouté le navigateur forcément un peu déçu d’avoir finalement laissé échapper la première place, mais qui ne compte que 12 minutes de retard, dérisoire à l’échelle des 1 270 milles qu’il reste à parcourir lors du deuxième acte programmé vendredi prochain. « Ça va faire du match pour le retour. Clairement, ça va être intéressant et on ne va rien lâcher », a assuré Aymeric qui avait affiché ses ambitions de victoires dès le départ, et qui ne vise pas autre chose aux Sables d’Olonne.

Le trio de tête dans un mouchoir de moins de 35 minutes

Si la déception est palpable chez le duo Aymeric Chappellier – Rodrigue Cabaz, la satisfaction l’est tout autant chez la paire Jonas Gerckens – Benoît Hantzperg, forcément ravie de signer une première victoire d’étape sur cette Les Sables – Horta. « Jusqu’au bout, ça a été intensif. Ça a vraiment été une super course. Le petit coup de pétole, à la fin, a été dur. On s’y attendait mais on espérait que ça passerait plus vite que ça. Avec Ben, on est content d’avoir réussi à garder la cadence des tous premiers quand le vent était fort et donc plus favorable plus eux. Après, il se trouve que c’est, effectivement, toujours revenu par derrière. C’est dommage pour AINA qui était bien devant mais c’est tant mieux pour nous. L’approche des Açores a été compliquée. Au dernier moment, on a changé de stratégie parce qu’on pensait passer au sud à la base. Les fichiers météo ont changé un peu la donne au dernier moment et heureusement, on a eu le temps de changer d’option assez radicalement. AINA a fait la même chose et on s’est retrouvé ensemble près de Terceira. Dès lors, ça s’est transformé en match-race et ça a duré jusqu’à la fin. Ça a vraiment été super ! », a relaté le navigateur Belge qui a à la fois su trouver la bonne route entre les îles Açoriennes, mais aussi tirer parti des qualités de son Mach 40 dotée d’une surface mouillée plus faible que celle des dernières générations pour défendre son morceau dans les petits airs. Des petits airs qui, on l’a dit, ont largement redistribué les cartes au sein de la flotte lors des dernières 24 heures de course et parmi ceux, au-delà de Jonas et Benoît, qui ont très bien tiré leur épingle du jeu, figurent également William Mathelin – Moreaux et Amaury François. La paire de Beijaflore, qui a joué en mode furtif la deuxième moitié de l’étape en raison d’une défection de sa balise de géolocalisation et fait se poser bien des questions à la fois à ses concurrents et aux observateurs, s’est octroyé la 3place ce samedi matin, à moins de 35 minutes du vainqueur, et à seulement 22 minutes du deuxième. « Le fait d’être en mode fantôme nous a un peu embêté au début mais il s’est avéré assez pratique finalement », a plaisanté le skipper Parisien qui est bien revenu dans le match après une option peu payante au sud du DTS du cap Finisterre. « Hier encore, on était au coude à coude avec Eärendil. On a eu un peu de réussite dans l’après-midi mais il fallait vraiment être dessus. Je n’ai pas lâché la barre et ça a payé. Cette troisième place, c’est super d’autant que c’est la première fois que je fais cette course et c’est ma première épreuve vraiment au large avec ce bateau. Ça a clairement été une de mes plus belles nav, avec notamment trois jours durant lesquels on a tenu des moyennes hallucinantes », a commenté William qui se réjouit, d’ores et déjà, de la manche retour qui promet, comme la dit Aymeric Chappellier, du beau match !

 

Ils ont dit :

Benoît Hantzperg, co-skipper de Volvo : « On ne s’attendait pas à être autant au contact au début car c’était une course de reaching. D’emblée on a été dans le match. Concernant la stratégie était assez claire dès le départ : on voulait vraiment plonger au sud et tout le temps chercher de la vitesse. On a réussi à tenir de belles moyennes, surtout le troisième jour. On avait tout dessus et on ne s’est pas fait décrocher. On a navigué très « safe » après le cap Finisterre car on a pris 30 nœuds. On a donc un peu levé le pied. On aurait pu envoyer un peu plus mais le but était d’arriver. On a tous cassé des bateaux déjà, et moi le premier. Quand le vent est tombé, on a vraiment mis du charbon. Moi, je travaille pour une voilerie et je fais les voiles du bateau donc je suis assez content du travail qui a été réalisé. A priori, c’est validé ! »

Rodrigue Cabaz, co-skipper d’AINA Enfance et Avenir : « On savait que le passage dans les Açores serait compliqué, mais à ce point-là, peut-être pas… Au final, on termine deuxième à douze minutes du premier. C’est un peu frustrant mais c’est aussi la voile. Dans notre sport, il y a une part de réussite et cette part on ne l’a pas beaucoup eue, en tous les cas sur les derniers jours. Avant, je pense qu’on a relativement bien suivi notre plan d’attaque. C’est dommage que ça se soit terminé de cette manière pour nous, mais personne ne pouvait vraiment savoir ce qui allait se passer sur la fin du parcours. »

Amaury François, co-skipper de Beijaflore : « On est content de notre course et de notre troisième place. On a fait un mauvais choix, je pense, au niveau du cap Finisterre. On est donc revenu de loin mais ça aide d’avoir un bateau qui va vite, c’est sûr. La fin a vraiment été compliquée. Tout le monde a un peu décidé tard de passer par le nord. On a, un temps, été avec Eärendil et on a eu la chance qu’il ait eu du mal à passer Terceira. On s’en sort bien mais le bateau va bien. Dans de l’air, c’est une autre habitude. Quand tu vas à 16-18 nœuds, tu n’as pas le réflexe de te dire que tu vas remettre de la toile et que tu peux aller encore plus vite mais avec le nouveau bateau, c’est ce qu’il faut faire et c’est génial ! »

 

Flash arrivée : Cré’actuel, 5e à Horta

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Cré’actuel a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la 7e édition des Sables – Horta en cinquième position, ce samedi 6 juillet à 9h 24min 56s (heure de Paris). Vincent Leblay et Bertrand de Broc ont ainsi mis 5 jours 20 heures 22 minutes et 56 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre la Vendée et les Açores. Leur écart au premier, Volvo, est de 3 heures et 43 minutes.

Flash arrivée : Earendil (Catherine Pourre – Pietro Luciani), 4e à Horta

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Eärendil a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la 7e édition des Sables – Horta en quatrième position, ce samedi 6 juillet à 8h 37min 57s (heure de Paris). Catherine Pourre et Pietro Luciani ont ainsi mis 5 jours 19 heures 35 minutes et 57 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre la Vendée et les Açores. Leur écart au premier, Volvo, est de 2 heures et 56 minutes.

Flash arrivée : Beijaflore (William Mathelin – Amaury François), 3e à Horta

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Beijaflore a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la 7e édition des Sables – Horta en troisième position, ce samedi 6 juillet à 6h 15min 54s (heure de Paris). William Mathelin – Moreau et Amaury François ont ainsi mis 5 jours 17 heures 13 minutes et 54 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre la Vendée et les Açores, à la vitesse moyenne de 9,27 nœuds. Leur écart au premier, Volvo, est de 34 minutes et 33 secondes. Leur écart au précédent est de 22 minutes et 01  seconde.

Crédit photo : Christophe Breschi

Flash arrivée : AINA Enfance et Avenir (Aymeric Chappellier – Rodrigue Cabaz), 2e à Horta

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AINA Enfance et Avenir a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la 7e édition des Sables – Horta en deuxième position, ce samedi 6 juillet à 5h 53min 53s (heure de Paris). Aymeric Chappellier et Rodrigue Cabaz ont ainsi mis 5 jours 16 heures 51 minutes et 53 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre la Vendée et les Açores, à la vitesse moyenne de 9,29 nœuds. Leur écart au premier, Volvo, est de 12 minutes et 32 secondes.

Crédit photos : Christophe Breschi

Flash arrivée : Volvo (Jonas Gerkens – Benoît Hantzperg), premier à Horta

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Le Class40 Volvo a franchi la ligne d’arrivée de la première étape de la 7e édition des Sables – Horta en première position, ce samedi 6 juillet à 05h 41min 21s (heure de Paris). Jonas Gerkens et Benoît Hantzperg ont ainsi mis 5 jours 16 heures 29 minutes et 21 secondes pour boucler les 1 270 milles du parcours entre la Vendée et les Açores, à la vitesse moyenne de 9,31 nœuds.

Crédit photo : Christophe Breschi

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Horta, les voilà !

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Horta – Crédit photo : Christophe Breschi

Cette fois, c’est la dernière ligne droite ! Les leaders de la flotte de la Les Sables – Horta ne sont désormais plus qu’à 50 milles de Faial, terme de la première étape, qu’ils devraient donc atteindre dans la soirée ou en première partie de nuit. Tout dépendra, évidemment, de la météo des derniers milles qui se confirment laborieux, la faute à une zone de molle plantée sur l’archipel Portugais. « Ça va surtout devenir compliqué après São Jorge », annonce Denis Hugues, le Directeur de course qui s’attend donc à voir les vitesses des uns et des autres franchement chuter au cours de la journée. Pour l’heure, en tous les cas, les bateaux continuent de progresser correctement, entre 7 et 9 nœuds de moyenne, avec un avantage pour ceux les plus au sud, Charles-Louis Mourruau – Estelle Greck (Colombre XL), Jean-Baptiste Daramy – Alexandre Hamlyn (Chocolats Paries – Coriolis Composites) et Morgane Ursault Poupon – Rémi Lhotellier (Up Sailing – Unis pour la Planète). Ces trois duos ont choisi de contourner Terceira par le sud, et devront faire le choix, dans les heures qui viennent, de passer soit dans l’étroit canal (15 kilomètres) entre Pico et São Jorge, soit au sud de Pico, sans perdre de vue que l’île culmine à 2 351 mètres, rien de moins. Leurs concurrents ont, eux, opté pour une trajectoire entre Graciosa et São Jorge, a priori moins perturbée, mais a priori seulement. Qui aura raison ? Les paris sont ouverts. Dans l’immédiat, l’avantage est toujours donné au tandem Aymeric Chappellier – Rodrigue Cabaz (AINA Enfance et Avenir) qui joue des coudes avec le binôme Jonas Gerkens – Benoît Hantzperg (Volvo). Depuis hier, ces deux-là ne se déscotchent pas d’une semelle et jouent roue dans roue, reste que si leur duel tourne au match-race, ils ne doivent pas oublier que derrière, ça revient fort. « Chacun espère trouver plus de pression et un meilleur angle pour les derniers milles. La nuit a été douce mais fatigante, dans des airs toujours super instables, nous obligeant à passer de gennak à spi, et inversement. Cette arrivée n’a rien d’un long fleuve tranquille », a commenté Catherine Pourre (Eärendil) qui, pour sa part, se livre une belle bataille avec William Mathelin – Moreau et Amaury François (Beijaflore). « On ne lâche rien, mais le groupe de tête difficile à recoller », a indiqué le duo qui a disparu de la cartographie depuis mercredi à la mi-journée, la faute à un dysfonctionnement de sa balise de géolocalisation. « L’arrivée est proche et il faut tout donner car on sait que les îles ne vont pas être évidentes à gérer », a ajouté William. Même son de cloche du côté de Morgane Ursault – Poupon : « Les choix sont faits. A partir de maintenant, c’est la roulette russe ». En clair, on n’est pas à l’abri de quelques surprises d’ici à ce soir.

 

Les bateaux à port Olona Crédit photo : Christophe Breschi

 

Des derniers milles délicats

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141 SOS Méditerranée / FRAVALO Pascal – GOUMY Guillaume

Alors qu’il leur reste désormais moins de 200 milles à parcourir pour rallier Horta, les concurrents de la Les Sables – Horta sont en approche des Açores. De retour en tête de la flotte depuis les environs de 8 heures ce jeudi, après avoir un temps cédé les commandes au duo d’Eärendil, le tandem d’AINA Enfance et Avenir pointe, en effet, à moins de 40 milles de Sao Miguel, l’île la plus à l’est de l’archipel. « La journée d’hier a été un peu longue, avec du vent faible et irrégulier, mais nous avons gardé la tête froide et essayé de nous placer au mieux, c’est-à-dire plus au sud, pour le nouveau vent et la fin de course…. On verra à l’arrivée, qui reste encore incertaine, si nous avons fait les bons choix », a commenté Aymeric Chappellier qui a, pour l’heure, repris nettement l’avantage sur Catherine Pourre et Pietro Luciani avec qui il s’est régulièrement échangé la première place depuis le départ des Sables d’Olonne, mais qui ne possède que 7,6 milles d’avance sur son nouveau dauphin, Volvo. Jonas Gerkens et Benoît Hantzperg, auteurs d’une trajectoire relativement similaire à la sienne, ont, sans conteste, été les plus rapides ces dernières 24 heures et se replacent ainsi complètement dans la course pour la première place à l’issue de cette première manche. « Niveau course, on est content de notre placement et de notre vitesse. On passe beaucoup de temps à la régulation de la grand-voile. Les conditions sont parfaites, avec entre 15 et 20 nœuds de nord-est et une petite houle de 1,5 mètre. Du coup, on porte toute la toile disponible et on ne lâche rien », a indiqué le skipper Belge qui réalise, dans l’immédiat, une très belle course avec son Mach40 première version, mais qui sait que rien n’est encore fait car les derniers milles s’annoncent pour le moins délicats.

104 VOLVO / GERCKENS Jonas- HANTZBERG Benoit

Demain en fin de journée à Horta ?

Un sentiment partagé par Jean-Baptiste Daramy. « On a un peu l’impression de manger notre pain blanc et que ça va être une autre partie beaucoup moins drôle, dans la grosse molle », a indiqué le skipper de Chocolats Paries – Coriolis Composites qui garde en tête son contournement laborieux de la Guadeloupe lors de la dernière édition de la Route du Rhum, et qui se prépare à s’arracher quelques cheveux dans la pétole. « Ce n’est effectivement pas d’ici à l’arrivée que les duos vont battre des records de vitesse, mais c’est toutefois moins pire que ce qui était encore prévu hier. Au lieu d’avoir 0 nœud avec des rafales à 2, ils vont avoir 2 nœuds avec des bouffes à 4 », plaisante Denis Hugues, le Directeur de course, qui sait que les cartes peuvent  être rebattues en grand dans ce contexte. « Il y a encore des coups à jouer. Rien n’est définitif », confirme Morgane Ursault Poupon (Up Sailing – Unis pour la planète). « L’arrivée dans l’archipel va être décisive, aussi bien pour les premiers que pour nous », a noté, de son côté, François Lassort (Bijouteries Lassort – Restaurant Tonton Louis) qui se creuse la tête pour trouver la meilleure trajectoire pour rejoindre Faial et qui passe, par conséquent, beaucoup de temps à la table à cartes, à l’image de ses adversaires. « On a explosé littéralement notre abonnement Fleet en regardant les fichiers météo beaucoup trop souvent », a confié Guillaume Goumy, le co-skipper de Pascal Fravalo sur SOS Méditerranée. « On essaye de gamberger sur la meilleure route possible en fonction de là ou on est. Comme vous avez sûrement remarqué, il y a maintenant des écarts latéraux importants (65 milles séparent les concurrents les plus extrêmes ce jeudi après-midi, ndlr) et tout n’est pas encore complètement clair sur la route », a déclaré pour sa part Catherine Pourre qui s’attend un peu à tout, elle aussi. Les dernières ETA dans tout ça ? Pas facile de faire une annonce précise, mais les premiers bateaux pourraient se présenter sur la ligne demain en fin journée ou en début de nuit.

 

Vers un nouveau départ ?

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Le départ des Sables d’olonne le 30/06/2019

« A présent, une autre course commence après les longues et rapides glissades des premiers jours », a commenté Jonas Gerkens, skipper de Volvo, ce mercredi. Un constat partagé par Catherine Pourre à bord d’Eärendil. « La grande cavalcade est maintenant derrière nous et nous entrons maintenant dans des airs plus urbains. Le vent a commencé à baisser au fil des heures, comme attendu, et nous essayons de prendre la bonne route pour passer la molle qui s’étale sur la route », a commenté la navigatrice qui a plutôt bien tiré son épingle du jeu, ces dernières heures, puisqu’après avoir compté dix milles de retard hier sur le tandem d’AINA Enfance et Avenir, elle occupe actuellement, la tête de la flotte de cette Les Sables – Horta avec un bonus de onze milles sur son adversaire direct. « Lui et nous continuons de jouer au jeu du chat et de la souris », a ajouté la co-équipière de Pietro Luciani décalée d’une petite trentaine de milles plus au nord que le tandem Aymeric Chappellier – Rodrigue Cabaz qui a bénéficié d’un peu moins de pression cette nuit, mais aussi d’un vent plus perturbé par les grains dans la journée d’hier. « Ce n’était pas très fort mais on ne faisait pas ce qu’on voulait. Lofer, abattre… il a fallu s’adapter en fonction des nuages et on a manifestement pris un peu plus que les autres qui sont revenus. On se bat pour faire avancer au mieux le bateau mais ce n’est pas facile car si au lever du jour, on avait encore une douzaine de nœuds, là ça oscille entre 4 et 10 nœuds et la mer résiduelle de ces derniers jours ne nous facilite pas la tâche pour progresser », a commenté le Rochelais, invaincu cette saison, mais pas si serein concernant les 400 derniers milles de cette première étape. « Ce que qui nous attend est compliqué. Dans l’immédiat, il y a cette espèce de petite bulle dans laquelle on se trouve et ensuite, il y aura la traversée de l’archipel qui s’annonce délicate. Clairement, rien n’est fait. Tout risque d’être remis à zéro », a indiqué Aymeric, qui s’attend à la fois à un nouveau départ aux abords des Açores, et à une grosse part d’aléatoire entre les îles. Des îles qu’il va, évidemment, falloir aborder de la meilleure manière possible. « D’après les derniers routages, c’est mieux d’arriver par le sud mais ça reste des fichiers à prendre avec des pincettes. C’est donc encore un peu trop tôt pour tirer des conclusions », annonce Denis Hugues, le Directeur de course. Dans ce contexte, on imagine aisément qu’à bord des bateaux, chacun se gratte la tête pour trouver la meilleure porte d’entrée. « Ce n’est vraiment pas simple. Forcément, il y a des doutes sur la stratégie concernant l’atterrissage délicat sur l’archipel », a relaté de son côté Jonas Gerkens qui s’échange à tour de rôle les troisième et quatrième places avec Colombre XL. « On regarde assidument la position de nos petits camarades. On compte les milles qui nous séparent de ceux de derrière, on évalue le latéral avec ceux de devant, etc… On sait que ça va jouer jusqu’au bout », a souligné Charles-Louis Mourruau qui tire, pour l’heure, bien parti des qualités de son Pogo 40 S², et qui compte bien continuer de le faire, même dans les derniers milles qui s’annoncent laborieux. A titre d’information, les ETA qui laissaient envisager une arrivée aux Açores vendredi matin au départ des Sables d’Olonne ont désormais glissé. Les premiers ne sont pas attendus à Horta avant vendredi soir ou dans la nuit de vendredi à samedi. En résumé, la route est encore longue et comme l’a si bien dit Aymeric Chappellier, les dès sont loin d’être jetés !

Un cap tonique

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Après une traversée rapide du golfe de Gascogne, les treize duos de la 7e Les Sables – Horta ont débordé le cap Finisterre, en milieu de nuit dernière. Tous ont finalement choisi de négocier le dispositif de séparation de trafic par l’extérieur, exception faite du tandem William Mathelin Moreau – Amaury François qui a choisi d’aller chercher l’accélération du vent le long des côtes espagnoles, mais aussi de multiplier les empannages. « La nuit a été bien sportive, avec des surfs à 24 nœuds et des sacrées moyennes. Niveau classement, ça ne doit pas être génial. On saura plus tard si notre option a été payante ou pas », a commenté l’équipage de Beijaflore qui pointe, ce mardi après-midi en 9e position, à 85 milles des leaders, Aymeric Chappellier et Rodrigue Cabaz. Si ces derniers ont fait le choix de passer à l’extérieur du DST, leur nuit n’a pas été beaucoup moins tonique. « On a eu entre 23 et 30 nœuds sur une mer plutôt formée, ce qui nous a permis de faire de belles glissades à plus de 22 nœuds. Le point négatif a été l’absence totale de visibilité car la lune n’était pas là. Essayer de piloter la nuit sur une route cabossée non éclairée sans faire de sortie de piste, c’est fatiguant », a expliqué le skipper d’AINA Enfance et Avenir, qui peut toutefois se satisfaire d’avoir comblé les deux milles de retard qu’il affichait hier sur le binôme Catherine Pourre – Pietro Luciani, mais aussi et surtout de le devancer, à présent, de près de six milles. « Cette nuit n’a pas été facile et on a perdu un peu de terrain, mais on continue de se tirer la bourre avec nos petits camarades que l’on voit à l’AIS mais surtout, on travaille sur la météo, avec cette molle sur le trajet qui, pour l’instant, nous oblige à mettre du sud dans notre route », a commenté de son côté la skipper d’Eärendil qui continue, dans l’immédiat, comme ses adversaires, d’affoler les compteurs, lancée à plus de 16 nœuds de moyenne.

154 Beijaflore / MATHELIN MOREAUX William – AMAURY François

Tenir la cadence

« Ce n’est pas la guerre, mais ça s’en rapproche sacrément. Le vent est fort et instable. On pousse le bateau très fort pour rattraper ceux de devant, mais ça a un prix. Ces dernières heures, on a multiplié les changements de voiles mais la mer s’est durcie est, à présent, c’est devenu impossible de garder autre chose que l’A5 », a indiqué Charles-Louis Mourruau, qui pointe actuellement en 4e position et tente d’imprimer la même cadence que les premiers, malgré les petits pépins techniques qui s’accumulent. « Bannette enfoncée, poulie explosée, chandelier plié et quelques contusions… on a quelques bobos mais rien de bien méchant », a toutefois tempéré le skipper de Colombre XL, bien conscient que certains de ses camarades de jeu ont, eux aussi, connu leurs lots de petites galères dans ces conditions rock and roll au large de la Galice. Parmi eux, on citera notamment Morgane Ursault-Poupon et Rémy Lhotellier (Up Sailing – Unis pour la planète) désormais privés de leur grand spi, ou Cédric de Kervenoael et Nicolas Boidevezi (Grizzli Barber Shop – Cabinet Z), obligés d’effectuer une petite montée en tête de mât à la suite d’un chalutage afin de récupérer une drisse. « Sport, chaleur, sueur », a confessé le co-skipper du LNM40 une fois redescendu de l’espar de 18 mètres et s’être bien fait secouer. « Ça a été viril, comme on s’y attendait depuis le départ et comme ils allument et ne veulent rien lâcher, le matériel souffre et c’est normal, en particulier la nuit quand il fait complètement noir, qu’on ne barre qu’aux instruments et qu’on ne peut pas anticiper les vagues et les départs au tas », a commenté Denis Hugues, le Directeur de course qui s’attend toutefois à un petit ralentissement de cadence dans la soirée avec un affaiblissement prévu du vent entre 10 et 12 nœuds. De quoi permettre aux uns et aux autres de bénéficier d’un peu de répit avant une nouvelle accélération sur la route des Açores, puis un net ralentissement aux abords de l’archipel qui pourrait bien rebattre les cartes en grand.

030 Up Sailing – Unis pour la planète / URSAULT POUPON Morgane – LHOTELLIER Rémy