Déclarations d’arrivée (2)

Charles-Louis Mourruau, skipper de Colombre XL, 8e à Horta : « Je suis très content. C’est la deuxième course qu’on fait ensemble avec Estelle. On est dans une super dynamique et ça c’est vraiment cool. Là, on a réussi à faire avancer le bateau mieux que jamais. On a vraiment trouvé des bons compromis tout le temps et on a constamment été dans le match. Lors de la descente sous spi, on a eu des nuits magiques. On a tenu des moyennes incroyables alors qu’on n’y voyait rien. Je suis juste très déçu que ça n’ait pas marché jusqu’au bout mais c’est le jeu. C’est vrai que jusqu’à ce matin, on pensait que notre option sud pouvait encore passer. Jusqu’à la fin on s’est battu comme des chiffonniers puis on a fini en match race avec SOS Méditerranée et Chocolats Paries – Coriolis Composites. Ils nous ont passé deux fois et on a réussi à les redoubler à chaque fois. A un moment, on s’est retrouvé à dix longueurs de bateau, sur le même cap mais sur deux bords différents tellement c’était n’importe quoi le vent. C’était hallucinant mais je suis quand même assez content qu’on ait réussi ce match-là. »

Estelle Greck, co-skipper de Colombre XL, 8e à Horta : « On est assez content de notre course parce qu’on a quand même bien marché. On a réussi à bien faire avancer le bateau quand il y avait du vent sur les deux premiers tiers du parcours. On a bien bourriné et après, bah voilà, l’option sud à Pico, on a voulu tenter. On savait que c’était quitte ou double et ce n’est pas passé. On est content malgré tout. On a eu, encore une fois, une super entente à bord. Colombre XL est vraiment un chouette bateau et on a bien tiré dessus. Il parait qu’on a fait un peu peur aux nouveaux bateaux et ça nous motive pour la suite ».

Pascal Fravalo, skipper de SOS Méditerranée, 9e à Horta : « C’était super. Cela faisait 25-30 ans que j’entendais parler de ce fameux de golfe de Gascogne, mais comme je navigue en Méditerranée, je ne l’avais pas encore coché mais finalement ça a été un peu conforme à ce que j’imaginais. Pour des gens plus habitués, ça devait être plutôt sympa. Après, nous, sous spi, dans 35 nœuds, on a un peu serré les fesses ! Autrement, super. Avec Guillaume, c’est notre deuxième course ensemble et c’est même mieux que la première. Ce qui est agréable c’est qu’on reste quand même au contact avec des marins qui naviguent un peu plus que nous. Les écarts sont relativement serrés. A présent, on va se reposer avant la suite car on est quand même bien cassé. »

Guillaume Goumy, co-skipper de SOS Méditerranée, 9e à Horta : « Ça a été une sacrée bagarre parce que toute la flotte termine plutôt bien groupée à l’arrivée, même si nous, on a quand même le sentiment d’arriver très tard par rapport aux premiers. En tous les cas, l’aventure a été au rendez-vous. Cette première pour moi a été chouette, même si elle a demandé de l’engagement. Quand on arrive comme ça, on a un petit coup de fouet et on est presque prêt à repartir mais on réalise vite qu’on ferait mieux d’aller dormir. Sur le parcours, il y a eu des choix stratégiques à faire intéressants et quand on arrive ici, aux Açores, c’est incroyable ! C’est la planète Mars ! Nous, on a fait une option sud. On était super content puis c’est retombé. On s’est dit mince, les autres passent, puis on est reparti… tout ça…mais en fait, passer au sud de Pico n’a pas été le bon choix ! Au final, je suis quand même très très content. Ça me donne l’impression de vivre une grande aventure à mon niveau. C’est chouette ! »

Jean-Baptiste Daramy, skipper de Chocolat Paries – Coriolis Composites, 10e à Horta : « C’était bien jusqu’à l’arrivée aux Açores mais en fait, c’est surtout qu’on s’est un peu planté car on a pris l’option sud qui n’a pas payé. On a vraiment été mal inspiré et c’est bête parce qu’on était 5 ou 6e. On était tout le temps bien et finir comme ça, c’est un peu décevant. Faire 10e sur 13, ce n’est pas génial. J’avais fait 10e de la Route du Rhum sur 53 et ça, c’était bien mais là, c’est un peu nul… (rires) : Tout est positif en vérité. Avec Alexandre, on est qualifié pour la Transat Jacques Vabre et ça, c’est le plus important. »

Alexandre Hamlyn, co-skipper de Chocolat Paries – Coriolis Composites, 10e à Horta : « Sur cette première étape, on a commencé par de la super glisse. C’était génial. On a eu un passage du cap Finisterre un peu musclé, mais juste ce qu’il fallait pour se faire plaisir. Le parcours a été assez génial et la fin hyper tactique. On l’a foirée puisqu’on termine 10e au lieu de finir 3 ou 4 comme on pouvait l’espérer, mais on s’est amusé. Moi, je ne ferai pas la deuxième étape mais je suis content de venir pour la première fois aux Açores et d’avoir passé six jours en mer pour la première fois aussi. On a qualifié le duo et le bateau pour la Transat Jacques Vabre donc c’est top ! »

François Lassort, skipper de Bijouteries Lassort – Restaurant Tonton Louis, 11e à Horta : « Avant le départ, j’avais un peu prévenu qu’on avait le plus vieux bateau et que ce serait difficile d’arriver bien classé, mais au final, on en laisse deux derrière nous et on est très content de notre parcours. La première nuit a été un peu tendue, avec des orages partout. Après, on a eu des glissages incroyables sous spi, dans le noir total, parce qu’il n’y avait pas de lune. On a fait quand même des pointes à 20,2 nœuds ! On est resté groupé avec les Vintage et même les autres. Ça a été une belle route directe, sur une mer agréable. L’arrivée aux Açores, magnifique, mais si je n’aime pas le gros temps, je crois que j’aime encore moins la pétole ! (Rires) On a, malgré tout, toujours réussi à avancer un petit peu. Thomas avait quand même un gros stress, c’était d’être limite en bouffe et comme il pense toujours à manger, ça l’a un peu inquiété ! (Rires) C’est la deuxième fois que je participe à la course et c’est vraiment super. Quand tu arrives aux Açores, c’est juste magique. Je suis très content d’être là. On a déchiré un spi mais on ne s’est pas fait mal. C’était top ! Maintenant, repos puis manche retour ! »

Thomas Lassort, co-skipper de Bijouteries Lassort – Restaurant Tonton Louis, 11e à Horta : « On a eu quatre ou cinq jours magnifiques, au début de course, avec du vent et des vitesses exceptionnelles. C’était vraiment un plaisir fou ! La fin de course a été un peu compliquée. On a eu peu de vent et la dernière nuit, notamment, a été difficile. On a vu des bateaux passer la pointe et nous on a galéré, mais une fois qu’on réussi à la déborder, on a récupéré un peu d’air et on a pensé arriver devant trois de nos camarades, mais re-molle… ça a été un beau final, plein de panache ! Franchement, c’était top ! »

Morgane Ursault Poupon, skipper de UP sailing – Unis pour la planète, 12e à Horta : « Il y a vraiment eu plein de configurations différentes. Assez vite, le vent est monté et du coup, ça a glissé comme prévu. Au niveau du cap Finisterre, ça a vraiment été intense. Il y eu 30 nœuds et jusqu’à 34-35 max sous spi. C’était vraiment chaud mais vraiment bien, tout ça en slalomant entre les cargos. Il y a donc eu de l’adrénaline. Après, il y a eu la pétole au milieu des îles avec des choix stratégiques au nord, au sud… Bon bah le sud n’a pas payé… On y a pourtant cru jusqu’au bout. Quoi qu’il en soit, ça a vraiment été cinq jours super intéressants et à l’arrivée, il n’y a pas un énorme écart entre les bateaux. Pour nous, c’est plutôt satisfaisant. Avec notre bateau, je pense qu’on perd facilement un nœud sur certaines allures et on a cumulé quelques  casses matérielles qui nous ont bien ralenti. A présent, il y un petit peu de boulot et un petit peu d’investissement à faire, mais on va être prêt pour repartir et puis ce n’est pas fini ! »

Rémi Lhotellier, co-skipper de UP sailing – Unis pour la planète, 12e à Horta : « Dès qu’il y a un peu d’air sous spi, c’est vraiment sympa et on peut s’amuser. Dès qu’on arrive dans la pétole, c’est beaucoup moins marrant déjà… Les journées sont longues, on n’avance pas, on ne fait pas de milles… Mais bon, c’est le jeu de la course au large. Notre option au sud de Pico aurait pu payer. Ça ne l’a pas fait, mais ça aurait pu. On est un peu déçu mais on a bien cru, pour finir, qu’on allait passer encore une nuit en mer alors finalement, on ne s’en sort pas si mal. Ça fait au moins quatre fois que je viens aux Açores et ce n’est jamais pareil. La dernière, j’ai pris 40 nœuds. Rien à voir… A présent, il faut re-préparer le bateau pour le retour et se reposer aussi. »

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