Horta, les voilà !

Horta – Crédit photo : Christophe Breschi

Cette fois, c’est la dernière ligne droite ! Les leaders de la flotte de la Les Sables – Horta ne sont désormais plus qu’à 50 milles de Faial, terme de la première étape, qu’ils devraient donc atteindre dans la soirée ou en première partie de nuit. Tout dépendra, évidemment, de la météo des derniers milles qui se confirment laborieux, la faute à une zone de molle plantée sur l’archipel Portugais. « Ça va surtout devenir compliqué après São Jorge », annonce Denis Hugues, le Directeur de course qui s’attend donc à voir les vitesses des uns et des autres franchement chuter au cours de la journée. Pour l’heure, en tous les cas, les bateaux continuent de progresser correctement, entre 7 et 9 nœuds de moyenne, avec un avantage pour ceux les plus au sud, Charles-Louis Mourruau – Estelle Greck (Colombre XL), Jean-Baptiste Daramy – Alexandre Hamlyn (Chocolats Paries – Coriolis Composites) et Morgane Ursault Poupon – Rémi Lhotellier (Up Sailing – Unis pour la Planète). Ces trois duos ont choisi de contourner Terceira par le sud, et devront faire le choix, dans les heures qui viennent, de passer soit dans l’étroit canal (15 kilomètres) entre Pico et São Jorge, soit au sud de Pico, sans perdre de vue que l’île culmine à 2 351 mètres, rien de moins. Leurs concurrents ont, eux, opté pour une trajectoire entre Graciosa et São Jorge, a priori moins perturbée, mais a priori seulement. Qui aura raison ? Les paris sont ouverts. Dans l’immédiat, l’avantage est toujours donné au tandem Aymeric Chappellier – Rodrigue Cabaz (AINA Enfance et Avenir) qui joue des coudes avec le binôme Jonas Gerkens – Benoît Hantzperg (Volvo). Depuis hier, ces deux-là ne se déscotchent pas d’une semelle et jouent roue dans roue, reste que si leur duel tourne au match-race, ils ne doivent pas oublier que derrière, ça revient fort. « Chacun espère trouver plus de pression et un meilleur angle pour les derniers milles. La nuit a été douce mais fatigante, dans des airs toujours super instables, nous obligeant à passer de gennak à spi, et inversement. Cette arrivée n’a rien d’un long fleuve tranquille », a commenté Catherine Pourre (Eärendil) qui, pour sa part, se livre une belle bataille avec William Mathelin – Moreau et Amaury François (Beijaflore). « On ne lâche rien, mais le groupe de tête difficile à recoller », a indiqué le duo qui a disparu de la cartographie depuis mercredi à la mi-journée, la faute à un dysfonctionnement de sa balise de géolocalisation. « L’arrivée est proche et il faut tout donner car on sait que les îles ne vont pas être évidentes à gérer », a ajouté William. Même son de cloche du côté de Morgane Ursault – Poupon : « Les choix sont faits. A partir de maintenant, c’est la roulette russe ». En clair, on n’est pas à l’abri de quelques surprises d’ici à ce soir.

 

Les bateaux à port Olona Crédit photo : Christophe Breschi

 

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