Les premiers bateaux attendus demain en fin d’après-midi aux Sables

« On commence à croiser quelques cargos, ça sent la terre ! », a commenté Guillaume Goumy, ce mardi matin. Et pour cause, il ne reste désormais plus que 300 milles à parcourir aux duos de la Les Sables – Horta pour rallier Port-Olona, terme de la deuxième étape. Les premiers d’entre eux font actuellement leur entrée dans le fameux golfe de Gascogne. Pas de grandes stratégies cependant, puisque comme l’a rappelé le co-skipper SOS Méditerranée : « Le programme est assez simple : c’est du tout droit jusqu’à l’arrivée ». Chose confirmée par Aymeric Chappellier, toujours installé aux commandes de la flotte. « C’est parti pour un bon bord de bâbord jusqu’au Sables que nous devrions aborder en milieu ou en fin d’après-midi ce mercredi, sauf si de nouveaux trous d’air ou d’autres perturbations venaient à nous barrer la route », a relaté le skipper d’AINA Enfance et Avenir qui a légèrement redistancé Eärendil ces dernières 24 heures, mais qui sait que les 2,8 milles d’avance qu’il compte aujourd’hui n’ont rien d’une marge confortable. Pour la victoire d’étape tout du moins, car le Rochelais et son acolyte, Rodrigue Cabaz, possèdent plus de 2h40 d’avance sur le duo Catherine Pourre – Pietro Luciani au classement après la première manche. Pour la victoire au général, tout dépendra surtout de la fin de course de la paire Jonas Gerckens – Sophie Faguet (Volvo) qui s’accroche, mais qui cumule malgré tout 23 milles de retard à la mi-journée ce mardi, de même qu’il va convenir de surveiller William Mathelin – Moreaux – Marc Guillemot. Les deux hommes de Beijaflore ont fait le choix de se décaler près de dix milles plus au nord par rapport au leader, ce qui pourrait leur permettre de bénéficier d’un meilleur angle sur les derniers milles. « Les routages restent des routages, mais il semble qu’être au nord soit effectivement un bon pari », a commenté Denis Hugues, le Directeur de course dont les fichiers laissent à penser que le flux de nord-ouest qui propulse actuellement la flotte se maintienne entre 10 et 15 nœuds jusqu’à l’arrivée, au moins pour les premiers. Pour les retardataires, en revanche, il est très possible qu’une dorsale leur tombe dessus d’ici à l’arrivée avec, à la clé, un net ralentissement. Dans ce contexte, il est donc très probable que les écarts, déjà importants à ce stade de la course (plus de 270 milles entre le premier et le dernier), se creusent encore, en particulier pour les concurrents les plus au sud, à l’image de Morgane Ursault Poupon et Rémi Lhotellier sur Up Sailing – Unis pour la planète, qui ferment la marche et évoluent plus proche de la route directe. « On a pris la route sud. C’est l’amour du risque et puis, on n’a rien à perdre », a commenté la navigatrice. Rien à perdre, ce n’est en revanche pas le cas de d’autres duos comme Mathieu Claveau – Rémi Fermin (Prendre la mer, agir pour la forêt) qui compte bien ne pas lâcher sa 6e place au classement, et aussi conserver sa première place chez les « Vintage ». « Nous surveillons de près Grizzly barber shop – Cabinet Z qui a choisi de contourner la dorsale par le nord. Cela ne nous plait guère. On préfèrerait qu’il soit aligné derrière nous, mais cela donne du piment pour la fin de course ! », a assuré le skipper Marseillais. Et du piment, il y a en un vraiment à tous les étages, ainsi que l’a confirmé Brieuc Maisonneuve. « On met du charbon pour essayer de conserver notre 5e place acquise au général par Bertrand (de Broc) et Vincent (Leblay), donc il ne faut pas qu’on arrive trop loin derrière Colombre XL qui, pour l’heure, a un bel avantage ». Bref, on l’aura compris, le sprint final est lancé, et il risque bien de chambouler un peu la donne au classement final.

 

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