Une 7e édition record

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La 7e édition de la Les Sables – Horta a tenu toutes ses promesses. En premier lieu parce qu’elle a réuni un joli plateau de 31 marins, parmi lesquels des gros-bras de la classe mais aussi de nouvelles têtes, ravies d’avoir pu se tester pour la première fois au large sur un parcours aussi riche. Ensuite, parce qu’elle a réservé des conditions pour le moins plaisantes, avec une majorité de portant, à la fois à l’aller et au retour, ce qui a, par ailleurs, permis d’améliorer l’ancien record de l’épreuve établi lors de l’édition 2017 de plus de 22 heures, et d’en établir un nouveau en 10 jours 11 heures et 58 minutes. Enfin, parce qu’elle a offert des belles bagarres à tous les étages et du suspense jusqu’au bout. Car si une première hiérarchie s’était établie après la première étape, elle a été grandement chamboulée à l’issue de la deuxième. Le tiercé dans l’ordre au final ? Aymeric Chappellier – Rodrigue Cabaz (AINA Enfance et Avenir), William Mathelin Moreaux – Amaury François / Marc Guillemot (Beijaflore) et Catherine Pourre – Pietro Luciani (Eärendil). S’il termine au pied du podium, le tandem Jonas Gerckens – Benoît Hantzperg / Sophie Faguet (Volvo) a néanmoins fait forte impression après avoir impeccablement tiré son épingle du jeu dans la molle Açorienne, remportant ainsi la première manche avec un écart de douze petites minutes sur son dauphin. Auteur d’une course remarquée lui aussi, le binôme Mathieu Claveau – Christophe Fialon / Rémi Fermin (Prendre la mer, agir pour la forêt) termine, pour sa part premier « Vintage » (8e au général). « Cette édition post Route du Rhum a été une vraie réussite. Les conditions ont été exceptionnelles et ont permis aux bateaux de bien glisser. Une fois encore, nous avons été reçus de merveilleuse façon par Armando Castro et son équipe à Horta, et nous donnons d’ores et déjà rendez-vous à tous en 2020, pour la 18e édition », a déclaré Marc Chopin, Président des Sables d’Olonne Vendée Course au Large, le club organisateur de l’évènement.

 

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Déclaration d’arrivée de Grizzly Barber Shop – Cabinet Z

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061 Grizzly barber shop – Cabinet Z / DE KERVENOAEL Cédric – BOIDEVEZI Nicolas

Cédric de Kervenoael, skipper de Grizzly barber shop – Cabinet Z : « La course est vraiment géniale, ça c’est sûr. On avait fait une belle première étape donc on était assez content de nous, même si c’était un peu du poker menteur à la fin. Ça a payé pour nous et pas forcément pour tout le monde. La deuxième étape, ça a été assez simple : on a vu les premiers partir. Sur les fichiers, pour nous, au départ, ça ne passait pas en allant en ligne directe. Il y avait une grosse dorsale et on avait en ligne de mire Mathieu (Claveau) et Rémi (Fermin) qui allaient un peu plus vite. A un moment-donné, on a donc pris la décision d’aller un peu plus nord parce que les routages nous faisaient espérer un bon flux de sud-ouest qui permettait de faire le tour de la paroisse. On a grimpé, grimpé, grimpé et on s’est dit que quand on serait au sommet, on allait redescendre sauf qu’on a passé un jour et demi horrible avec pas beaucoup de vent. On n’avançait pas et on voyait les autres, en bas, qui faisaient le tour de la montagne. On se disait aie, aie, aie, on va faire Fanny avec cette histoire et on va terminer dernier. On a empanné une première fois. On trouvait que ça ne le faisait pas. On est reparti dans le nord et là, quand on a réempanné, on a chopé le flux de sud-ouest et on a déboulé. On a fait une nuit, la nuit dernière, vraiment géniale. On était à 14-15 nœuds tout le temps. On a rattrapé les autres. On avait très peur de SOS Méditerranée mais on a fait notre route et ça a payé. Ce n’était pas fatigant physiquement mais moralement. On s’est retrouvé à parler de ski avec Nicolas. Je n’étais pas venu pour ça mais j’ai compris quelques trucs que je n’avais pas forcément pigé avant. En tous les cas, on n’a pas lâché le truc. On est super content d’être là. L’organisation est bienveillante, sympa… tout est au top et je pense qu’on a eu raison de faire ce qu’on a fait au final. »

Nicolas Boidevezi, co-skipper de Grizzly barber shop – Cabinet Z : « C’est toujours dur de partir des Açores. On n’a pas fait un départ de dingue mais après c’était très incertain et ce n’était pas évident de se positionner. Faire le choix entre faire le moins de milles possible et trouver de la vitesse quelque-part sur le plan d’eau : tel était le dilemme, et ça ne s’est pas éclairci pendant presque quatre jours. La décision a été compliquée mais ça a été une belle étape quand même. On a eu des belles conditions. Pas une goutte sur le bateau ou presque. On a trouvé notre rythme tranquille. On savait en partant qu’on avait un déficit de vitesse et on a fait au mieux avec, mais on a pris du plaisir en mer. Avec Cédric, on forme un super binôme mais il n’empêche que c’était dur mentalement. Quand tu donnes tout et que ça ne fait rien, ce n’est pas facile à gérer. Il faut essayer d’être neutre dans les bons comme dans les mauvais coups, et mettre ses émotions un peu de côté. Je suis content en tous les cas d’avoir retrouvé le large, la navigation en équipage réduit. »

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