Vers un nouveau départ ?

Le départ des Sables d’olonne le 30/06/2019

« A présent, une autre course commence après les longues et rapides glissades des premiers jours », a commenté Jonas Gerkens, skipper de Volvo, ce mercredi. Un constat partagé par Catherine Pourre à bord d’Eärendil. « La grande cavalcade est maintenant derrière nous et nous entrons maintenant dans des airs plus urbains. Le vent a commencé à baisser au fil des heures, comme attendu, et nous essayons de prendre la bonne route pour passer la molle qui s’étale sur la route », a commenté la navigatrice qui a plutôt bien tiré son épingle du jeu, ces dernières heures, puisqu’après avoir compté dix milles de retard hier sur le tandem d’AINA Enfance et Avenir, elle occupe actuellement, la tête de la flotte de cette Les Sables – Horta avec un bonus de onze milles sur son adversaire direct. « Lui et nous continuons de jouer au jeu du chat et de la souris », a ajouté la co-équipière de Pietro Luciani décalée d’une petite trentaine de milles plus au nord que le tandem Aymeric Chappellier – Rodrigue Cabaz qui a bénéficié d’un peu moins de pression cette nuit, mais aussi d’un vent plus perturbé par les grains dans la journée d’hier. « Ce n’était pas très fort mais on ne faisait pas ce qu’on voulait. Lofer, abattre… il a fallu s’adapter en fonction des nuages et on a manifestement pris un peu plus que les autres qui sont revenus. On se bat pour faire avancer au mieux le bateau mais ce n’est pas facile car si au lever du jour, on avait encore une douzaine de nœuds, là ça oscille entre 4 et 10 nœuds et la mer résiduelle de ces derniers jours ne nous facilite pas la tâche pour progresser », a commenté le Rochelais, invaincu cette saison, mais pas si serein concernant les 400 derniers milles de cette première étape. « Ce que qui nous attend est compliqué. Dans l’immédiat, il y a cette espèce de petite bulle dans laquelle on se trouve et ensuite, il y aura la traversée de l’archipel qui s’annonce délicate. Clairement, rien n’est fait. Tout risque d’être remis à zéro », a indiqué Aymeric, qui s’attend à la fois à un nouveau départ aux abords des Açores, et à une grosse part d’aléatoire entre les îles. Des îles qu’il va, évidemment, falloir aborder de la meilleure manière possible. « D’après les derniers routages, c’est mieux d’arriver par le sud mais ça reste des fichiers à prendre avec des pincettes. C’est donc encore un peu trop tôt pour tirer des conclusions », annonce Denis Hugues, le Directeur de course. Dans ce contexte, on imagine aisément qu’à bord des bateaux, chacun se gratte la tête pour trouver la meilleure porte d’entrée. « Ce n’est vraiment pas simple. Forcément, il y a des doutes sur la stratégie concernant l’atterrissage délicat sur l’archipel », a relaté de son côté Jonas Gerkens qui s’échange à tour de rôle les troisième et quatrième places avec Colombre XL. « On regarde assidument la position de nos petits camarades. On compte les milles qui nous séparent de ceux de derrière, on évalue le latéral avec ceux de devant, etc… On sait que ça va jouer jusqu’au bout », a souligné Charles-Louis Mourruau qui tire, pour l’heure, bien parti des qualités de son Pogo 40 S², et qui compte bien continuer de le faire, même dans les derniers milles qui s’annoncent laborieux. A titre d’information, les ETA qui laissaient envisager une arrivée aux Açores vendredi matin au départ des Sables d’Olonne ont désormais glissé. Les premiers ne sont pas attendus à Horta avant vendredi soir ou dans la nuit de vendredi à samedi. En résumé, la route est encore longue et comme l’a si bien dit Aymeric Chappellier, les dès sont loin d’être jetés !

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